
Carte d’identité
- Énergie
- Vent
- Usage
- Mouture des céréales
- Attestation
- En France : 1170, dans une charte d’Arles
Des usages au-delà de la mouture
Le pompage de l’eau permettait d’irriguer les terres ou d’assécher les marais et les polders. Les moulins à vent ont également servi à produire de l’huile, du jus de canne à sucre et du plâtre. Dans une scierie à vent, un vilebrequin transforme le mouvement en va-et-vient pour entraîner les scies. Un moulin à vent peut être restauré et transformé pour produire de l’électricité.
Des ailes aux meules
Vous trouverez le plus souvent quatre ailes sur un moulin à vent, généralement constituées d’une armature en bois supportant une toile tendue. Les toiles sont généralement rectangulaires et fabriquées en lin, en coton ou en chanvre. La conception des ailes permet d’adapter la quantité de toile déployée à la force du vent. Le rouet, fixé à l’arbre des ailes, entraîne la lanterne par ses dents en bois dur pour transmettre la rotation à l’axe vertical des meules.
Un bâtiment exposé au vent
En plaine, le bâtiment doit être assez haut pour capter le vent malgré les arbres et les constructions voisines. Le moulin-tour classique possède une tour maçonnée et une calotte orientable qui porte les ailes sur un axe horizontal ou légèrement incliné vers le haut. Selon les constructions, la tour adopte une forme cylindrique, tronconique ou polygonale. Sur les moulins-tours de taille moyenne, une longue perche de bois appelée guivre permet d’orienter la calotte ou la toiture.
Des formes adaptées à différents besoins
Dans le moulin sur pivot, appelé aussi chandelier dans certaines régions françaises, tout le corps en bois tourne pour faire face au vent. Le petit-pied breton possède une base cylindrique en granit surmontée d’une tour plus large en encorbellement. Dans le moulin cavier, répandu en Anjou et dans les Pays de Loire, seule la hucherolle en bois portant les ailes et les engrenages pivote. Originaire des Pays-Bas, le tjasker y est utilisé depuis le XVI siècle uniquement pour pomper l’eau.
Une histoire de diffusion et de transformations
Le moulin à vent se diffuse largement en Europe vers le XII siècle, d’abord sur les côtes des pays du Nord. En 1745, le forgeron anglais Edmund Lee invente le fantail, un dispositif d’orientation automatique aussi nommé papillon ou moulinet d’orientation en France. Les ailes Berton utilisent des planches de bois superposées qui coulissent latéralement pour modifier la surface exposée au vent. Vous pouvez retenir qu’au XX siècle, la généralisation de l’électricité dans les campagnes et l’apparition de la minoterie industrielle ont entraîné un rapide déclin des moulins à vent.