
Carte d’identité
- Usage
- Stockage du fourrage pour l’ensilage
- Autres noms
- Silo-bunker ou bunker au Canada
- Disposition
- Stockage à plat
Une aire, deux murs et une couverture
L’aire de stockage est bétonnée et délimitée par deux murs. Avant le stockage, le fourrage est haché en morceaux dont la longueur approche le centimètre. Le fourrage est déposé en couches successives. Une bâche en polyéthylène, maintenue par du sable ou traditionnellement par des pneus usagés, assure ensuite la conservation sans air.
Ce qui permet au fourrage de se conserver
Les bactéries lactiques naturellement présentes sur le fourrage transforment ses sucres solubles en acides lactique et propionique. Une teneur plus élevée en matière sèche rend plus difficile l’obtention de conditions sans oxygène. Le préfanage réduit l’humidité du fourrage et se pratique couramment pour l’ensilage d’herbe.
Quelques repères dans l’histoire de l’ensilage
En 1877, l’agriculteur solognot Auguste Goffart publie le récit de ses expériences de conservation des fourrages verts. À partir des années 1950, la diffusion du matériel spécialisé accompagne le développement de l’ensilage. Le stockage sous hangar reste longtemps apprécié parce qu’il permet aux animaux de se nourrir en libre-service à l’abri.
Des variantes sans couloir
Sans murs, la même technique donne un silo-taupinière ou silo-meule, fréquent pour la pulpe de betterave. Le silo-boudin contient le fourrage dans un tube en plastique rempli par une machine spéciale. L’enrubannage conserve des balles rondes ou carrées dans un film plastique qui les isole de l’air.
Les risques signalés autour des silos
Des effondrements de fourrage dans de grands silos-couloirs ont provoqué des décès. Les machines et les chutes présentent des risques de blessure autour des silos. La fermentation présente également des dangers pour les voies respiratoires.