
Carte d’identité
- Usage
- Séparer le grain de la paille et des balles
- Énergie
- Vapeur, tracteur ou parfois moteur électrique
- Invention
- Battage mécanique : Andrew Meikle, ingénieur écossais
- Autres noms
- Vanneuse ou machine à battre, notamment en Poitou
Les organes qui séparent la récolte
Le batteur est un cylindre en rotation entouré d’une grille immobile appelée contre-batteur. Entre le batteur et le contre-batteur, le mouvement brise les épis et fait passer les grains avec une partie des débris à travers la grille. Les secoueurs occupent une grande part du volume de la batteuse et séparent le grain de la paille. Après le criblage et le vannage, un élévateur remonte les grains pour un second nettoyage avant leur mise en sacs.
Le chantier autour de la machine
Dans chaque ferme, le battage disposait d’un emplacement soigneusement nivelé, nommé l’aire. Les gerbes étaient regroupées en meulons au champ pour achever leur séchage pendant huit à quinze jours, puis transportées près de l’aire de battage. En dehors des très grandes exploitations capables d’embaucher assez d’ouvriers, les équipes de battage se formaient parmi les proches et les voisins. Selon la taille de la ferme, le battage prenait une demi-journée à deux, voire trois journées.
De la manivelle aux tracteurs
Les premières batteuses fonctionnaient à la manivelle, puis grâce à la force animale, surtout celle des chevaux. En France, Célestin Gérard a construit la première batteuse mobile en 1866. À partir des années 1910, les tracteurs semi-diesel deux temps ont remplacé les locomobiles pour l’entraînement à la poulie, tandis que des moteurs à vapeur sont restés en service jusqu’à la fin des années 1940. Un monte-paille a été ajouté pour former le pailler, puis une presse basse ou moyenne densité pour mettre la paille en bottes.
Des adaptations selon la récolte
D’abord destinée aux céréales à paille, la batteuse a été adaptée à la récolte de graines variées. La forme des battes et du contre-batteur peut être modifiée pour traiter d’autres graines. La vitesse du batteur, son écartement avec le contre-batteur et le choix des grilles permettent aussi d’adapter la machine. Les modèles destinés au maïs et au riz sont traditionnellement plus simples et plus compacts.
Les usages qui se poursuivent
De petites batteuses modernes servent notamment à récolter le maïs, le sorgho, le mil ou le riz dans des régions de petites exploitations en Asie et en Afrique. Des modèles conçus pour éviter les mélanges de graines servent au battage de petites parcelles d’expérimentation ou de sélection. Le battage à la batteuse peut vous être utile pour des récoltes à maturité échelonnée, comme les légumineuses, ou pour de très petites graines de carotte, de céleri, de persil et d’aneth. Les batteuses de table traitent des échantillons, notamment pour évaluer la maturité et la qualité de la récolte avant la moisson.