
Carte d’identité
- Usage
- Récolte des céréales à paille
- Époque
- Forme classique utilisée de 1880 à 1960
- Invention
- Charles Withington, en 1872
- Attelage
- Chevaux ou bœufs, puis tracteurs
Des tiges coupées aux gerbes liées
Lorsque vous faites avancer une des premières lieuses tractées par des chevaux, la rotation de la grande roue au sol entraîne ses mécanismes de coupe et de liage. La machine possède un rabatteur à axe horizontal et une barre de coupe comparables à ceux placés à l’avant des moissonneuses-batteuses. Les tiges coupées tombent sur un convoyeur en toile qui les conduit vers le mécanisme lieur. Le mécanisme lieur rassemble les tiges en gerbes et les attache avec de la ficelle. Après le nouage, la gerbe est déposée au sol derrière la machine.
Le séchage et le battage des gerbes
Les gerbes étaient regroupées en meulons pour laisser sécher la récolte pendant plusieurs jours. Après ce séchage, elles étaient transportées et réunies en une grande meule tout près de l’aire de battage. Le battage pouvait attendre quelques semaines après la récolte. Les gerbes n’étant pas comprimées, leur liage faisait appel à une fine ficelle de sisal.
La ficelle et son logement
La ficelle employée pour ce travail a longtemps porté le nom de « ficelle de lieuse ». Elle se présentait en bobines cylindriques d’environ 4 kg, entourées de papier fort et se dévidant par leur centre. Le logement de la ficelle était une boîte cylindrique accueillant généralement deux bobines superposées. La taille des gerbes était réglable.
Du fil de fer à la ficelle
La lieuse prolongeait l’évolution de la moissonneuse-javeleuse, une faucheuse dotée d’un tablier et de rabatteurs. Le modèle conçu par Withington attachait les gerbes en torsadant du fil de fer. William Deering a rapidement développé un modèle qui utilisait de la ficelle. Le noueur mécanique remplaçait deux ou trois personnes qui suivaient auparavant la machine pour attacher les javelles.
Des usages spécialisés dans les années 2020
La lieuse sert encore à récolter des pailles de seigle non brisées destinées notamment à l’ameublement, à la chapellerie ou aux pailles à boire. En Asie, de petites lieuses de la taille d’une motofaucheuse récoltent le riz et les roseaux.