
Carte d’identité
- Usage
- Moisson des céréales
- Parties
- Lame courbe
- Époque
- Apparition au Paléolithique supérieur
Une coupe à l’intérieur de la courbe
Le tranchant se trouve sur le bord intérieur de la courbure de la lame. La courbe rassemble les tiges pendant que la lame les sectionne. La coupe régulière des tiges de céréales riches en silice laisse sur la lame un poli d’usure caractéristique.
Du silex aux lames métalliques
Au Paléolithique et au Néolithique, certaines faucilles comportaient une longue lame de silex, tandis que d’autres portaient des lamelles de pierre fixées dans la rainure d’un manche incurvé. À l’âge du bronze, les faucilles en bois munies de dents en silex étaient courantes. La conception de base de la faucille a peu changé pendant des milliers d’années, dans différentes cultures. En Mésopotamie, les traces du développement de la faucille remontent à une période antérieure au Néolithique.
Des lames adaptées à différents usages
Les nombreux types de faucilles se répartissent entre lames lisses et lames dentées. Depuis le début de l’âge du fer, des centaines de variantes régionales sont apparues, d’abord en fer puis en acier. Sur certains modèles destinés à l’herbe, la lame est décalée vers le bas par rapport au manche pour rester plus près du sol.
Les protections de la main pendant la moisson
Dans certaines parties du Midi de la France, les moissonneurs emploient des doigtiers en roseau appelés didals. Dans d’autres régions, les faucheurs utilisaient des gants de bois fabriqués pendant les veillées d’hiver. Ces gants pouvaient avoir trois ou quatre doigts avec le pouce libre, ou un seul creux accueillant tous les doigts. La pointe à l’extrémité du gant de bois aidait à former la javelle, le bouquet de tiges récoltées.
L’entretien selon le métal
L’aiguisage de la lame d’acier se fait à la pierre à eau. Lors du battage, le fer souple s’affine sous les coups sans perdre de matière.