
Carte d’identité
- Usage
- Vannage
- Énergie
- Manivelle ou parfois moteur
- Époque
- Début du XVII siècle, aux Pays-Bas
À quoi sert le vannage ?
Le tarare remplace le travail manuel réalisé avec un van pour débarrasser les grains de leurs impuretés. Le vannage manuel décrit consistait à lancer les grains en l’air un jour de grand vent. Dans la forme la plus simple du vannage, le vent emporte la balle légère tandis que les grains plus lourds retombent. Dans la préparation des grains, le vannage intervient généralement après le battage.
Les parties de la machine et le tri des graines
Le tarare associe un ventilateur à des grilles. Une première séparation retire du grain les poussières, les mauvaises graines et la balle. Pour destiner les graines aux semences, le tri faisait appel à des grilles vibrantes, appelées cribles, et à des alvéoles rotatives. Le calibrage des graines de céréale par le trieur a contribué au progrès des rendements agricoles et marqué un début de sélection massale.
Des machines encore présentes dans les fermes
En France, les vanneuses servaient encore dans les années 1950. En 2020, beaucoup de ces machines vieillissaient encore dans les greniers en France. Certaines vanneuses étaient aussi exposées devant des fermes françaises, avec un soin variable. En 1737, Andrew Rodger a développé à Cavers, dans le Roxburghshire, une machine de vannage des céréales appelée « Fanner ».
Une machine à l’échelle de la ferme
La vanneuse était employée à l’échelle d’une seule ferme, contrairement aux batteuses qui mobilisaient des fermiers voisins. Vers la fin de sa période d’utilisation, elle servait dans de petites fermes de régions de polyculture, notamment dans le bocage normand. Des vanneuses fonctionnent encore lors de fêtes des moissons en France, notamment à Saint Antonin-Noble-Val. Au Japon, l’arrivée des cribles fixes puis des vanneuses a privé de leur revenu de vannage du riz des femmes seules, veuves ou filles-mères.