
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Viola calaminaria
- Famille
- Violacées
- Type
- Plante herbacée vivace
- Hauteur
- 5 à 20 cm selon la description française
La reconnaître
Les fleurs vont du jaune pâle au jaune intense et peuvent parfois être bleues. Les fleurs sont au-dessus d’un feuillage vert foncé, aux feuilles allongées, étroites et ovales. La fleur présente quatre pétales dirigés vers le haut et un cinquième vers le bas. La corolle mesure de 15 à 25 mm dans sa longueur. Le fruit est une capsule divisée en trois loges qui s’ouvre brusquement à maturité.
Des milieux marqués par les métaux
Son aire européenne comprend l’est de la Belgique, dans la région de Liège, et les environs d’Aix-la-Chapelle et de Stolberg en Allemagne. En France, elle est signalée autour de l’usine des Asturies d’Auby et à Mortagne-du-Nord. Les sols où elle pousse ont un pH relativement neutre, compris entre 6 et 7 unités de pH. Ces sols sont relativement secs et pauvres en nutriments, notamment en azote et en phosphore assimilable. La plante tolère aussi de fortes concentrations de plomb et de cadmium.
Les insectes et la reproduction
Les insectes pollinisateurs interviennent dans sa reproduction sexuée. Les chenilles des papillons Issoria lathonia et Clossiana selene se nourrissent de ses feuilles. La fécondation se fait surtout entre plantes différentes, l’autofécondation étant plus rare. Les graines se dispersent peu, ce qui limite l’étendue spatiale des populations.
Son nom et les recherches qui l’entourent
Le nom « calaminaire » renvoie aux sites riches en métaux lourds, principalement en zinc, où elle pousse. Elle est également classée comme une sous-espèce de Viola lutea, sous le nom Viola lutea subsp. calaminaria. La pensée calaminaire tirerait son origine de Viola tricolor, dont elle se différencie par un doublement du nombre de chromosomes. Son aptitude à absorber les métaux lourds, notamment le zinc, pourrait la rendre utile pour extraire ces métaux du sol.