
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Prunus spinosa
- Famille
- Rosacées
- Type
- Arbuste vivace
- Hauteur
- De 0,50 à 6 mètres
- Feuillage
- Caduc
Reconnaître le prunellier
Vous pouvez repérer ses rameaux très épineux à leur écorce noirâtre. Les feuilles sont alternes, ovales et légèrement dentées, avec une largeur de 1 à 2 cm. Les fleurs blanches précèdent les feuilles et se développent seulement sur les tiges qui n’ont pas été taillées l’année précédente. Chaque fleur possède cinq sépales verts, cinq pétales blancs et de nombreuses étamines. Les fruits, appelés prunelles, sont des drupes noires à maturité.
Où pousse cet arbuste ?
En France métropolitaine, le prunellier est commun dans toutes les régions. Cette espèce pionnière recherche la pleine lumière et supporte mal la concurrence. Il peut coloniser rapidement les friches et certaines pâtures laissées à l’abandon.
Au jardin et à la ferme
Ses épines et sa forte tendance à drageonner permettent de former des haies que le bétail ne peut pas franchir. Le prunellier se multiplie par semis ou à partir de ses drageons. Il peut servir de porte-greffe pour le prunier, le pêcher et l’abricotier.
Des fleurs et des fruits pour la faune
La pollinisation du prunellier est assurée par les insectes. Ses fruits nourrissent notamment les grives, les merles et le muscardin. Les oiseaux participent à la dispersion de ses graines. Le prunellier est la principale plante hôte de la chenille de la thècle du bouleau.
Son nom et ses usages
Le nom latin spinosa fait référence aux pousses pointues et épineuses caractéristiques de l’espèce. La graphie « prunelier » est admise depuis les rectifications orthographiques de 1990. Son bois très dur servait à fabriquer des jouets, des cannes et des pièces de marqueterie. Les prunelles se transforment en confiture ou en chutney, ou s’utilisent dans des tartes aux fruits.