
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Cirsium arvense
- Famille
- Astéracées
- Type
- Herbacée vivace
- Hauteur
- De 30 cm à 1,2 m
Reconnaître ses feuilles et ses fleurs
La tige se ramifie beaucoup, porte très peu d’épines et ne présente pas d’ailes. Les feuilles allongées et découpées ont des dents épineuses sur leurs bords, avec parfois des poils blanchâtres sur leur face inférieure. Vous pouvez repérer les capitules lilas, composés de petites fleurs toutes en forme de tube. Les fruits sont des akènes coiffés d’une aigrette blanche aux soies plumeuses.
Des champs aux bords de chemins
Le Chardon des champs s’adapte à de nombreux milieux, avec une préférence pour les endroits riches et ensoleillés. On le rencontre dans les prairies, les friches, les champs et les jardins, ainsi qu’au bord des routes et des chemins. Il pousse aussi sur les alluvions des cours d’eau et dans les ourlets mésohygrophiles des clairières.
Des racines et des graines pour se multiplier
Des bourgeons apparaissent sur les racines épaissies et donnent naissance à de nouvelles pousses. Les racines verticales peuvent descendre à plus de 2 mètres de profondeur pour capter l’eau et les nutriments. Le vent assure la dispersion des graines. Les graines peuvent conserver leur capacité à germer jusqu’à 20 ans.
Au jardin et dans les cultures
Couper les tiges florales pendant leur allongement, avant l’ouverture des boutons, fait partie des méthodes employées pour empêcher la dispersion des graines. Des coupes répétées au même stade de croissance pendant plusieurs années peuvent affaiblir la plante.
Une ressource pour les insectes et les oiseaux
Les abeilles recherchent ses fleurs pour leur pollen et leur nectar abondant. Plusieurs chenilles mangent cette plante, notamment celles de la belle-dame. La larve de l’agapanthie du chardon se nourrit à l’intérieur de ses tiges. Les graines nourrissent des oiseaux granivores, dont le chardonneret.
Un nom canadien trompeur
Le nom « Chardon du Canada » est trompeur, car cette plante n’est pas d’origine canadienne. Introduite aux États-Unis et au Canada au début du XVII siècle, elle est considérée comme invasive dans ces deux pays.