
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Chelidonium majus
- Famille
- Papavéracées
- Type
- Plante herbacée vivace
- Hauteur
- 15 à 80 cm
- Floraison
- En général de mai à septembre au Royaume-Uni
La reconnaître, des feuilles aux fruits
La plante forme une touffe dont les tiges portent des poils. Les feuilles se divisent en 5 à 7 portions ovales, incisées ou lobées, avec une face inférieure vert bleuté. Chaque fleur possède quatre pétales jaunes qui tombent rapidement. Les fleurs mesurent environ 2 cm de diamètre. Le fruit est une capsule allongée de 3 à 5 cm, dont les deux valves s’ouvrent du bas vers le haut. Les petites graines noires, en forme de rein, sont disposées sur deux rangs dans la capsule.
Où elle pousse
Vous pouvez la chercher dans les décombres, au pied des murs et sur les bords des cours d’eau. Elle pousse sur les sols calcaires. Sur un sol neutre ou acide, sa présence indique un apport de roches calcaires, par exemple les pierres d’un mur ou des remblais. On trouve cette plante en situation de demi-ombre ; elle est considérée comme un indicateur d’azote.
Des insectes aux fourmis
Les fleurs réunissent les organes mâles et femelles et sont pollinisées par les insectes. La Chélidoine peut aussi se reproduire par autofécondation. Un appendice blanc jaunâtre des graines attire les fourmis, qui assurent leur dispersion, notamment d’un mur à l’autre.
Un nom lié à l’hirondelle
Le nom de genre Chelidonium vient du mot grec khelidôn, qui signifie « hirondelle ». L’épithète majus vient du latin major, au sens de « plus grand ». Linné a décrit l’espèce sous le nom Chelidonium majus en 1753 dans Species Plantarum. Au Moyen Âge, les alchimistes voyaient dans sa sève jaune un moyen de changer les métaux vils en or.