
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Cichorium intybus L.
- Famille
- Astéracées
- Type
- Plante herbacée vivace
- Hauteur
- 40 cm à 1 m
La reconnaître de la rosette aux fruits
Vous pouvez comparer ses feuilles basales à celles du pissenlit : elles forment une rosette et sont profondément découpées en lobes. Sa tige principale est velue et porte de nombreuses ramifications minces et rigides. Toutes les parties de la plante sont amères et produisent un latex blanc. Les capitules s’ouvrent dès l’aube et se ferment définitivement vers midi, sauf lorsque le ciel couvert perturbe ce rythme. Chaque capitule rassemble 15-20 fleurons. Ses fruits sont des akènes sans pappus, c’est-à-dire sans aigrette.
Ses terres d’origine et ses sols
Son aire d’origine comprend l’Europe continentale, l’Asie et l’Afrique du Nord. Elle préfère les sols calcaires, tout en supportant des conditions variées. Elle peut se maintenir dans les pelouses grâce à sa capacité à repartir depuis sa rosette basse.
En cuisine et dans les pâtures
Réduisez l’amertume des feuilles en les faisant cuire puis en jetant l’eau de cuisson. À la ferme, la chicorée est surtout pâturée, car elle se conserve difficilement, même si l’ensilage en mélange reste possible. Semez-la avec du ray-grass anglais et du trèfle blanc, avec un pâturage toutes les trois semaines pour éviter la montée à graines.
Une ressource pour les insectes
Abeilles, papillons et mouches viennent s’y nourrir. La pollinisation peut être assurée par les insectes ou se faire par autopollinisation.
Un nom venu du grec
Le mot français « chicorée » remonte au grec, en passant par le latin et l’italien. Carl von Linné a donné son nom scientifique à l’espèce en 1753 dans Species plantarum. Autrefois, la plante portait aussi les noms d’écoubette, d’écoubette bleue et de cheveux de paysan.