
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Portulaca oleracea
- Famille
- Portulacacées
- Type
- Succulente annuelle, parfois pérenne sous les tropiques
Reconnaître le pourpier
Ses tiges, couchées ou dressées, se ramifient à la base et prennent le plus souvent une teinte rougeâtre. Vous pouvez observer des feuilles et des tiges charnues. Les feuilles n’ont pas de pétiole, celles du bas étant opposées et les suivantes alternes. Les fleurs jaunes se présentent seules ou regroupées à l’aisselle des feuilles et au sommet des rameaux. Les fleurs ne s’ouvrent que quelques heures, les matins ensoleillés. Le fruit est une capsule ovoïde qui s’ouvre en travers et renferme de nombreuses graines noires et brillantes.
Des friches aux trottoirs
Le pourpier pousse notamment dans les friches qui aiment la chaleur. Il se rencontre du niveau de la mer jusqu’à 2 600 m. On l’observe aussi au bord des trottoirs en ville, notamment à Paris.
Au potager et en cuisine
Bien qu’il soit considéré comme une adventice, le pourpier est cultivé pour l’alimentation. Ses graines germent le mieux au-dessus de 25 °C et ont besoin de lumière, une couverture de terre de 5 mm réduisant déjà leur germination. Les jeunes tiges et feuilles se mangent en salade pour leur saveur légèrement acidulée ou poivrée. Le pourpier se cuit également dans une soupe ou une omelette.
Une plante utilisée par des insectes
Le pourpier sert de plante hôte à Hyles lineata. Schizocerella pilicornis et Hypurus bertrandi se nourrissent du pourpier.
Un nom et un usage anciens
Linné a décrit et nommé l’espèce Portulaca oleracea en 1753 dans Species plantarum. Le pourpier était déjà consommé dans l’Antiquité en Grèce et à Rome.