
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Equisetum arvense
- Famille
- Equisetaceae
- Type
- Fougère vivace
- Fleurs
- Aucune, reproduction par spores
Des tiges et des gaines à observer
Les tiges fertiles mesurent de 10 à 30 cm et ne portent pas de couronnes de rameaux. Les tiges stériles atteignent de 15 à 70 cm, avec une surface rude, profondément sillonnée, et des rameaux disposés en étages. Les feuilles se réduisent à de courtes gaines dentées, comme des collerettes aux nœuds des tiges et des rameaux. Pour examiner un rameau, comparez son premier segment à la gaine de la tige : ce segment est nettement plus long. Au sommet d’une tige fertile, vous pouvez observer un épi allongé composé de structures portant les sporanges. Les spores produites par ces structures sont vertes.
Des berges aux terrains remaniés
Dans la région méditerranéenne, sa présence est plus dispersée. Elle pousse notamment sur les berges des cours d’eau, dans les prairies humides, les marais et les sous-bois riverains. On la trouve depuis le niveau de la mer jusqu’à 2000 m d’altitude, sur des substrats siliceux ou calcaires, humides ou secs. Vous noterez qu’elle préfère les sols argilo-limoneux sableux ou limoneux, neutres ou légèrement basiques, surtout lorsque la nappe d’eau est haute.
Au jardin, des usages et une expansion à surveiller
Son rhizome souterrain se multiplie rapidement et donne naissance aux tiges stériles vertes. La tonte ou la coupe ne suffisent pas à la maîtriser, car de nouvelles tiges repoussent rapidement depuis les rhizomes. Les jardiniers emploient le purin de prêle comme amendement, comme activateur de compost et en pulvérisation contre des maladies dues aux champignons. Certains jardiniers contiennent cette plante envahissante entre des parois étanches semi-enterrées et coupent les sommets fertiles avant la production de spores.
Un nom lié aux terres cultivées
Le terme arvense vient du latin arvum, qui désigne une terre cultivable et renvoie aux terrains où la plante pousse. Linné a décrit la Prêle des champs sous le nom Equisetum arvense dans son ouvrage Species Plantarum en 1753. Sa richesse en silice lui a autrefois valu des usages pour décaper, nettoyer et polir le laiton, le cuivre ou les métaux précieux.