
Carte d’identité
- Espèce
- Chèvre
- Origine
- Oberland saint-Gallois, Suisse
- Diffusion
- Notamment en Suisse
- Taille
- Chèvre : 67-77 cm ; bouc : 75-85 cm
- Poids
- Chèvre : 35-50 kg ; bouc : 65-80 kg
- Robe
- Du brun clair ou foncé au gris argenté
Une race longtemps restée sans reconnaissance
Sa première présentation comme race distincte remonte à une foire agricole de 1909. Lors de l’apurement des races de 1938, la chèvre bottée n’a pas obtenu de reconnaissance. Autrefois, sa vivacité et son aisance en montagne comptaient particulièrement. La production de lait occupait alors une place secondaire.
Des jambes foncées et une culotte de longs poils
Les longs poils du dos et des cuisses dessinent un manteau et une culotte. Son pelage présente un éclat soyeux caractéristique. Ses jambes plus sombres que le reste de la robe expliquent le nom de « bottée ». La couleur des jambes permet de distinguer deux types, la bottée noire et la bottée brune. Les marques sombres autour des yeux et sur l’arête du nez sont assorties à la couleur des bottes. Les mâles comme les femelles peuvent porter une barbe, sans qu’elle soit systématique.
Une chèvre façonnée par la montagne
Un fourrage maigre et des conditions climatiques extrêmes ont façonné son adaptation au milieu montagnard. Elle convient aussi à l’élevage comme chèvre allaitante. Peu exigeante, elle conserve un comportement vif et attentif. Son épais pelage contribue à sa rusticité et à sa robustesse.
Une sauvegarde engagée après un déclin marqué
Presque disparue au début des années 1980, la race a été sauvée de justesse par la fondation Pro Specie Rara. Les chèvres bottées actuelles descendent des 27 femelles et des 7 mâles sauvés en 1983. Ces animaux fondateurs ont été inscrits au livre généalogique jusqu’en 1993. Au début de l’année 2012, le recensement comptait 822 chèvres et boucs bottés.