
Carte d’identité
- Origine
- Tamworth, en Angleterre
- Taille
- Moyenne
- Robe
- Rouge doré à rouge foncé
Une race née dans le Staffordshire
La race trouve son origine à Drayton Manor, propriété de sir Robert Peel située à Tamworth, dans le Staffordshire. En 1812, Robert Peel décide de croiser les porcs de son élevage avec des porcs venus d’Irlande appelés « Irish grazers ». Le Tamworth se développe dans le Staffordshire et dans les comtés voisins de Warwick, Leicester et Northampton. La reconnaissance de la race en Angleterre date de 1865, tandis que son livre généalogique ouvre en 1885. Thomas Benett importe des Tamworths aux États-Unis en 1882. La race s’implante ensuite au Canada, où une population subsiste.
Un corps étroit et des oreilles dressées
Le Tamworth possède un corps long et étroit, prolongé par une tête allongée. Ses oreilles se tiennent droites et se terminent en pointe, avec des lignes de tête et de groin plutôt rectilignes. Sa robe ne présente aucune tache. Le noir figurait autrefois parmi les couleurs de la race, avant de disparaître sous l’effet de la sélection des éleveurs. De longues soies droites recouvrent densément son corps. À l’âge adulte, il mesure de 100 à 140 cm de long et de 50 à 65 cm au garrot.
Des qualités maternelles reconnues
La truie présente de bonnes qualités maternelles, avec une prolificité limitée à 6 à 10 porcelets. La maturité sexuelle du Tamworth intervient très tardivement.
Des populations réduites à préserver
Après une forte baisse des effectifs au cours du XX siècle, le Tamworth est présenté comme menacé aux États-Unis et classé vulnérable au Royaume-Uni par le Rare Breeds Survival Trust. Le décompte cité recense 1 000 truies aux États-Unis, 340 au Royaume-Uni, 254 au Canada, 55 en Australie et 20 en Nouvelle-Zélande. Les associations d’éleveurs des pays où la race est présente tiennent des registres aussi précis que possible pour soutenir sa sauvegarde. Ces associations veillent également à maintenir une certaine variabilité génétique dans la race.