
Carte d’identité
- Espèce
- Anser anser domesticus
- Origine
- Marais poitevin, France
- Plumage
- Gris
Une histoire liée aux terres du marais
Les grands espaces, les cours d’eau et les prairies humides du Marais poitevin ont favorisé l’élevage des oies dans la région. Chaque famille de fermiers avait le droit de faire pâturer neuf femelles et deux jars sur les terres communales. Le déclin de cet élevage est attribué aux rembourrages synthétiques des édredons et des oreillers, ainsi qu’aux changements sociaux des années 1960 et 1970, dont l’exode rural et l’industrialisation agricole.
Une action de conservation à partir des années 1990
En 1992, toute la région ne comptait plus que deux éleveurs. Vous pouvez retenir qu’à partir de 1992-1993, le parc régional du Marais poitevin tente de lancer une action de conservation de cette race en péril en recueillant, dans les fermes subsistantes, des individus représentatifs au plumage gris-brun. Un élevage organisé de façon plus systématique a été mis en place en 1996. En 1998, le parc régional détenait déjà 150 individus présentant des caractéristiques stables et homogènes.
Les détails qui permettent de la reconnaître
De petit gabarit, le jars pèse en moyenne de 4 à 5 kg et la femelle de 4 à 4,5 kg. Les plumes du dos sont bordées de blanc, tandis que le croupion est blanc. La femelle porte une poche de graisse sous le ventre. Sa tête est forte et son cou assez court. Ses yeux gris sont entourés d’une caroncule rose. Son bec robuste est rosâtre, avec un anneau de plumes blanches à sa base.
Une oie vive et attachée à son territoire
Cette oie se distingue par sa vivacité et son agilité. Elle manifeste un fort instinct de propriété.