
Carte d’identité
- Espèce
- Gallus gallus domesticus
- Origine
- Bléharies, près de Tournai, en Belgique
- Poids
- Poule : 700 g ; coq : 800 g
- Aptitude
- Ponte et ornement
- Œufs
- 35 à 45 g
Une histoire liée aux péniches
Au 19e siècle, les bateliers utilisaient cette poule sur leurs péniches. La race s’est ensuite installée durablement le long de l’Escaut. Léon Duquesne, instituteur à Bléharies, a entrepris sa première sélection en 1913. Ce même instituteur a fondé un club consacré à la race. La première présentation de la race en exposition a eu lieu en 1923.
Un plumage à trois couleurs
Le plumage mille-fleurs associe un fond acajou à des mouchetures noires et blanches. Le coq, de teinte baie, est un peu plus foncé que la poule, de teinte cannelle claire. Les pattes rose clair se terminent chacune par quatre doigts. Les ailes restent serrées contre le corps et sont portées un peu vers le bas. La crête et les barbillons sont lisses et rouge vif, avec un développement très réduit chez la poule. Le coq porte une queue verticale qui forme un panache.
Une poule vive qui vole facilement
Cette poule vive peut prendre son envol sans difficulté. Le récit de son utilisation par les bateliers la décrit comme très docile. La ponte annuelle indiquée se situe entre 180 et 220 œufs.
Une diffusion encore limitée
Plusieurs variétés de la Naine du Tournaisis ont existé au fil de son histoire. Aujourd’hui, la Fédération Nationale des Éleveurs d’Animaux de Basse-Cour de Belgique ne reconnaît que la variété bariolée, aussi appelée mille-fleurs. La race a suscité un regain d’intérêt dans les années 60 et 70. Elle reste très peu répandue et se rencontre généralement dans les provinces du Hainaut et de Namur.