
Carte d’identité
- Espèce
- Race bovine française
- Origine
- Sud de la Gironde
- Taille
- Grande
Des origines anciennes discutées
Une thèse de 1869 avance que cette race aurait déjà été connue des Romains. En 1848, un vétérinaire proposait de rattacher son origine au passage des Maures. Une hypothèse formulée en 1929 la ferait naître d’un métissage entre le rameau aquitain et des races espagnoles. Le registre généalogique de la race a été fondé le 31 juillet 1896. Son fumier était utilisé pour fertiliser les vignes du sud du département.
Une robe grise et des cornes courbées
Sa robe gris ardoise présente des nuances charbonnées, surtout chez les taureaux. Ses cornes dessinent un croissant orienté vers le bas. Le pourtour de ses muqueuses est de couleur claire. La vache pèse environ 750 kg, contre 1 000 kg pour le taureau. Au garrot, la vache mesure 140 cm et le taureau 145 cm.
De la Nouvelle-Aquitaine à l’étranger
Son aire d’élevage se trouve en Nouvelle-Aquitaine, à la rencontre de la Gironde, des Landes et du Lot-et-Garonne. La majorité des animaux reste dans le noyau d’origine, avec d’autres élevages répartis entre Garonne et Adour. La race s’est aussi implantée sur les pentes pyrénéennes. Elle a été introduite en Australie, au Chili, en Espagne et au Royaume-Uni.
Des effectifs datés et un suivi organisé
En 2004, la population comptait près de 8 000 animaux. Ce recensement de 2004 comprenait 2 500 vaches inscrites et une centaine de taureaux. Depuis 2003, la gestion de la race est confiée à une Unité nationale de sélection et de promotion de race. Un organisme de sélection lui est consacré depuis 2008.