
Carte d’identité
- Espèce
- Bovin
- Origine
- Béarn, dans les Pyrénées françaises
- Taille
- Autour de 135 cm pour la vache
- Robe
- Unie, du froment clair au froment vif
Une longue histoire pyrénéenne
La Béarnaise fait partie du rameau blond, issu du Bos taurus aquitanicus. Bouviers et bergers ont façonné la race à partir de populations bovines locales présentes depuis des millénaires dans les Pyrénées. Le nom « béarnaise » est employé pour la première fois en 1854 pour désigner la vache du pays. En 1901, la Béarnaise entre dans le livre généalogique de la « race des Pyrénées à muqueuses roses », aux côtés des vaches d’Urt et des vaches basquaises. Deux vaches béarnaises figurent sur les armoiries de la principauté du Béarn depuis sa création au IX siècle.
Des cornes en lyre et une ossature fine
Ses grandes cornes symétriques s’écartent puis se relèvent pour dessiner une lyre. Les cornes sont blanches et se terminent par des pointes blondes. Ses muqueuses sont roses et dépourvues de pigmentation noire. Son ossature reste fine tout en étant solide, avec des membres bien d’aplomb. Vous pouvez observer une poitrine profonde, un dos droit et des hanches larges. Sa queue se distingue par sa grande longueur.
Un passé de vache de travail
Les paysans béarnais ont longtemps employé cette race comme animal de travail. Ses aptitudes à la traction reposent notamment sur sa vivacité, sa force naturelle et son agilité. Son pied sûr en montagne lui permet de participer aux transhumances traditionnelles vers le Haut-Béarn. L’environnement montagnard explique ses qualités de résistance et d’adaptation aux conditions locales.
Une race sauvée par quelques troupeaux
À la fin du XVIII siècle, la race béarnaise frôle l’extinction à la suite d’une épizootie foudroyante qualifiée de peste bovine. Après avoir de nouveau frôlé l’extinction, la race doit sa survie à quelques animaux purs retrouvés dans des fermes de montagne du Haut-Béarn à la fin des années 1970. La Béarnaise retrouve une reconnaissance officielle en 1978 et le ministère de l’Agriculture l’inscrit comme race locale. L’ITEB, devenu l’Institut de l’élevage, lance un programme de préservation au début des années 1980. L’Association de sauvegarde de la race bovine béarnaise voit le jour en 2003. Environ 420 individus sont recensés en 2018.