
Carte d’identité
- Espèce
- Bovine
- Origine
- Autriche
- Taille
- 138 cm au garrot
- Poids
- 650 kg
Une histoire dans les Alpes
La race est née vers 1820, dans la région de Salzbourg, du croisement entre la tux-zillertal et des populations bovines locales autrichiennes. En Autriche, sa reconnaissance comme race remonte à l’ouverture de son registre généalogique en 1921. Son aire de répartition franchit les frontières et correspond à peu près aux territoires alpins de l’ancien empire d’Autriche. En Allemagne, elle s’est implantée dans la partie alpine du sud de la Bavière. En Italie, elle se trouve surtout dans la province autonome de Bolzano.
Une robe rouge marquée de blanc
Le rouge domine sa robe pie, avec une teinte foncée qui peut approcher l’acajou. La tête est rouge chez presque tous les animaux. Une bande blanche commence à la gorge, suit le ventre, passe par l’arrière-train et rejoint la ligne du dos. Le bas des pattes présente des marques rouges comparées à des chaussettes. Le taureau peut atteindre 147 cm et peser 1 100 kg.
Des aptitudes à la vie en montagne
Ses pattes solides et ses sabots durs lui permettent de chercher sa nourriture sur des terrains pentus. Sa rusticité lui permet de rester entièrement en plein air dans les alpages durant l’été. La race est également décrite comme ayant une bonne longévité. Elle s’adapte bien à des situations variées.
Du lait pour la fabrication de fromage
La production laitière indiquée est de 5 300 kg par lactation. Son lait sert à fabriquer du fromage.
Des effectifs suivis dans plusieurs pays
Les effectifs sont descendus de 27 200 individus en 1996 à 7 300 en 2011. Après cette baisse, la population est remontée à 10 000 individus en 2014. Entre 1982 et 1995, de la semence de red holstein provenant d’Allemagne, du Canada et des États-Unis a été utilisée sur 5 à 20 % des vaches. Des éleveurs opposés à ces croisements ont créé une association consacrée à la Pinzgauer originelle, représentant autour de 5 000 animaux. En Allemagne, les effectifs ont légèrement progressé, passant de 300 à 700 individus entre 1997 et 2013. En Italie, après une chute de 8 500 animaux en 1983 à un millier en 2000, des mesures de protection ont stabilisé la population autour de 2 000 individus.