
Carte d’identité
- Espèce
- Bovine
- Origine
- Pologne
- Aptitude
- Laitière
- Taille
- Moyenne
Des origines anciennes en Europe centrale
La race descend d’une population d’aurochs de petite taille présente en Europe centrale et en Scandinavie, appelée Bos brachyceros. À partir du XVIe siècle, l’arrivée de bovins rouges lors de mouvements de population a progressivement transformé les couleurs du bétail polonais. Le registre généalogique de la race a été ouvert en 1894. Trois populations un peu différentes, provenant de régions voisines, ont été distinguées pendant une période de son histoire. La Rouge de Pologne a été croisée avec la Rouge danoise et, plus occasionnellement, avec la Jersiaise britannique et l’Angeln allemande.
Un gabarit différent selon le sexe
Le mufle et les sabots se distinguent par leur couleur noire. La vache pèse environ 400 kg et mesure 128 cm. Le taureau atteint environ 770 kg pour une taille de 138 cm.
Une production laitière documentée
Au début du XXe siècle, la production de lait variait de 1 880 à 3 340 kg. En 2006, la production laitière moyenne était de 4 028 kg. Pour 2006, les données indiquent un taux de matière grasse de 4,28 % et un taux de protéines de 3,34 %.
Une rusticité liée à son milieu
Sa réputation de grande rusticité vient de plusieurs siècles de sélection dans une région froide offrant peu de fourrage de qualité. La race est appréciée pour sa longévité, sa fertilité et la facilité de ses vêlages. Ses sabots durs lui permettent de pâturer sur des terrains escarpés. Elle peut se nourrir de fourrages grossiers que des races plus productives acceptent moins bien. Ses qualités facilitent son élevage en agriculture biologique et lui permettent de contribuer à la mise en valeur des paysages.
Du recul des effectifs à la sauvegarde
À partir de 1969, l’orientation de l’élevage vers des races pie noir et pie rouge a entraîné une chute rapide de ses effectifs. En 1982, les aides à son élevage ont cessé et les élevages situés hors de la région de Cracovie ont tous reçu une race pie noir apparentée à la Holstein. La population est passée de 85 000 individus en 1983 à moins de 1 000 entre 1998 et 2006. Vous pouvez retenir qu’en 1999, la race a été incluse dans un programme de protection comprenant la cryoconservation d’embryons et de semence de taureaux. Après les mesures de protection, près de 2 800 vaches étaient élevées en 2014.