
Carte d’identité
- Espèce
- Bovin
- Origine
- Zamora, Castille-et-León, Espagne
- Aptitude
- Écopâturage
- Taille
- Mâles : 154 cm en moyenne
- Poids
- Femelles : peuvent atteindre 600 à 700 kg
Une histoire liée au travail agricole
Autrefois employée pour la traction, la race a fortement décliné lorsque l’agriculture s’est mécanisée. Une association d’éleveurs a été fondée en 1982, avant l’ouverture du livre généalogique de la race. Des bœufs participent aussi à des fêtes locales où des attelages sont reconstitués, un rôle folklorique qui reste secondaire.
Une robe sombre et des cornes en U
Son pelage est noir, avec une possible nuance rousse dans la partie basse du corps. Ses cornes de taille moyenne dessinent un U et sont dirigées vers l’avant. Les cornes sont blanches et se terminent par une pointe noire. Les taureaux peuvent atteindre 700 à 1 000 kg, voire exceptionnellement 1 100 kg.
Un élevage extensif en semi-liberté
La race convient bien à un élevage extensif en semi-liberté. Elle valorise bien la végétation peu abondante de sa région d’origine.
Des liens avec les projets de reconstitution de l’aurochs
Plusieurs de ses caractères rappellent ceux des anciens aurochs, les ancêtres des races bovines domestiques. Depuis la fin des années 1990, certains éleveurs allemands la croisent avec des aurochs de Heck pour obtenir des bovins dont l’apparence se rapproche de l’aurochs originel. La Sayaguesa est utilisée dans les projets Tauros, Auerrind, Uruz et Taurus.
Des effectifs historiquement en recul
En 1986, le recensement dépassait 1 000 animaux, dont 307 femelles reproductrices inscrites. En 2007, la population ne comptait plus que quelques centaines de bêtes et était considérée comme très menacée.