
Carte d’identité
- Espèce
- Bovine
- Origine
- Franche-Comté
- Robe
- Pie rouge
- Effectifs
- 40 000 animaux en 2019
Des racines suisses à un nom français
Des bovins venus de la vallée du Simmental, dans l’Oberland bernois, ont été introduits dans le Jura français du début du XIX siècle au début du XX siècle. La constitution de la race s’est accompagnée de l’absorption de races locales aujourd’hui disparues : fémeline, bressane, gessienne, race du Bugey, tachetée dauphinoise et Simmental d’Alsace. Son livre généalogique a été ouvert à Dijon en 1930 sous le nom de Tachetée de l’Est. En 1960, la race a pris le nom de Pie rouge de l’Est. Le nom Simmental française a été adopté en 1993 pour marquer son appartenance à la famille simmental mondiale. La simmental suisse a contribué à son patrimoine génétique depuis les années 1950, puis la fleckvieh allemande depuis les années 1980.
Des taches claires et un grand gabarit
Les taches rouge clair, parfois blondes, recouvrent presque entièrement les flancs et le dos. La tête, le ventre et les pattes sont le plus souvent blancs. Le mâle mesure 155 cm au garrot et pèse 1 100 kg. La femelle atteint 141 cm au garrot pour un poids de 750 kg. La race présente une musculature développée et une mamelle bien conformée.
Un lait destiné à la fabrication fromagère
La production indiquée est de 6 400 kg de lait par lactation. Son lait affiche un taux butyreux de 4,0 % et un taux protéique de 3,3 %, des proportions favorables à la fabrication de fromage. Son lait entre dans la fabrication du Comté, du Mont d’or, du Morbier et du bleu de Gex dans le massif du Jura, ainsi que du Laguiole dans le Massif central. La sélection vise à augmenter la production tout en préservant une bonne composition du lait.
Une implantation au-delà de sa région d’origine
L’élevage s’est étendu au sud du Massif central, à la Côte d’Or en Bourgogne et à la Haute Marne. La race est davantage présente dans le Massif central que dans le massif du Jura, où elle rencontre la concurrence de la montbéliarde.
Un recul suivi d’une reprise
Dans les exploitations de polyculture-élevage, le nombre d’animaux inscrits est passé de 4 400 en 1930 à 761 000 en 1941. Après la Seconde Guerre mondiale, la race a atteint son maximum en France avec près de 500 000 vaches, derrière la Normande. Les quotas laitiers et l’intensification agricole ont accompagné un fort déclin, avec seulement 10 145 vaches suivies au contrôle laitier en 1989. La race a connu un renouveau dans les années 1990, dans une conjoncture agricole où les races spécialisées montraient leurs limites. Le nombre de vaches suivies au contrôle laitier a ensuite augmenté pour atteindre 15 476 en 2019.