
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Felis silvestris
- Groupe
- Mammifères
- Famille
- Félins
- Liste rouge
- Préoccupation mineure (LC) en France
Les signes pour le reconnaître
Sa queue cylindrique porte deux à quatre anneaux noirs fermés et se termine par une extrémité noire arrondie. Une ligne noire continue parcourt son dos, du garrot jusqu’à la base de la queue. Ses yeux sont jaunes et ses oreilles s’élargissent à la base. Sa hauteur au garrot se situe entre 35 et 40 cm.
Ses milieux et sa présence en France
Il habite principalement les forêts de feuillus et les forêts mixtes. Il fréquente également les bocages, les lisières et les milieux montagneux. En France, une population principale occupe le grand quart nord-est, des Ardennes à la Corrèze et à la Savoie, en lien avec celles du Benelux et d’Allemagne. L’autre population principale se trouve dans les Pyrénées, surtout dans les piémonts, et reste reliée à la péninsule Ibérique.
Une vie solitaire
Le Chat forestier vit seul et défend un territoire. Malgré ses capacités de grimpeur, il vit surtout au sol et peut s’abriter dans un terrier de blaireau ou un tas de bois.
Ce qu’il mange
En Europe occidentale, il se nourrit notamment de campagnols, de mulots, de rats et de lérots. Ses besoins alimentaires quotidiens sont estimés entre 400 et 500 g.
La naissance et la croissance des chatons
La femelle élève habituellement une portée par an, avec une seconde possible si elle perd la première. La gestation dure autour de 66 jours. Une portée comprend le plus souvent un à quatre chatons, et rarement cinq. Pour mettre bas à l’abri des intempéries, la femelle choisit notamment un roncier dense, une souche creuse, un trou d’arbre ou un bâtiment abandonné.
Les menaces et la protection
Les croisements avec le chat domestique constituent la principale menace pour l’intégrité génétique du Chat forestier. Les hybrides issus de ces croisements sont fertiles. La perte des forêts de feuillus, des haies et des bosquets isole les populations, réduit le brassage génétique et accroît les risques de collisions routières. Le Chat forestier figure à l’Appendice II de la CITES, à l’Annexe II de la Convention de Berne et à l’Annexe IV de la Directive Habitats-Faune-Flore de l’Union européenne.