
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Setaria italica
- Famille
- Poacées
- Type
- Plante annuelle
- Hauteur
- De 60 cm à 1,5 m
Reconnaître le moha
Ses tiges se dressent verticalement et sont robustes. Les feuilles effilées mesurent de 10 à 20 mm de large et possèdent une gaine velue. Les fleurs sont réunies en une panicule dense de 20 à 30 cm de long. Les épis ne s’accrochent pas. Les petites graines atteignent environ 2 millimètres de diamètre. Une enveloppe fine, d’aspect papyracé, entoure chaque graine et se détache facilement au battage.
À la ferme et dans l’alimentation
Le fourrage peut être pâturé, ensilé ou récolté en foin. Sa maturité précoce et son utilisation efficace de l’eau disponible permettent sa culture dans les zones sèches. En Asie du Sud-Est, cette céréale est couramment cultivée dans les régions sèches situées en altitude. Dans l’alimentation humaine, ses grains sont notamment consommés sous forme de bouillie ou de pain.
Une culture ancienne venue de Chine
L’espèce serait originaire du centre de la Chine. Dans cette région, sa culture est mentionnée dès le VI millénaire avant l’ère commune. En Europe, sa culture a progressivement reculé au profit du maïs. Quelques producteurs cultivent encore cette plante en France au XXI siècle. La Chine est le premier pays producteur.
Des noms liés à ses usages
Le nom moha désigne couramment la sous-espèce moharia utilisée comme fourrage. L’appellation « millet des oiseaux » désigne aussi les graines, qui servent notamment à nourrir les oiseaux domestiques. Les comparaisons génétiques confirment que Setaria viridis est l’ancêtre de Setaria italica.