
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Guizotia abyssinica
- Famille
- Asteraceae
- Type
- Plante herbacée annuelle
- Hauteur
- De 50 cm à 1,5 m, parfois 2 m
Reconnaître le nyger
La plante se tient dressée et présente une ramification modérée. Ses tiges vert pâle, souvent marquées de pourpre, jaunissent en vieillissant. Les feuilles sont généralement opposées sur la tige, puis alternes vers son sommet. Les fleurs sont réunies en capitules de 15 à 50 mm de diamètre, le plus souvent jaune vif puis jaune d’or à maturité.
Des racines au choix du terrain
Une racine pivotante s’accompagne de nombreuses racines latérales, surtout présentes dans les 5 cm supérieurs du sol. Pour bien pousser, le nyger a besoin d’un sol humide. Il peut être cultivé sur des sols limoneux bruns suffisamment profonds, mais aussi sur des sols lourds bien drainés ou des sols latéritiques pierreux. Vous pouvez le cultiver au soleil ou à mi-ombre.
Des fleurs aux graines appréciées des oiseaux
Chaque capitule reste en fleur pendant 7 à 8 jours. La fécondation exige une pollinisation croisée, probablement assurée par des abeilles. Ce que l’on appelle les graines correspond à des fruits secs, les akènes, noirs et brillants, en forme de massue, longs de 3 à 6 mm. Un capitule produit environ 40 à 50 graines. Les graines sont appréciées notamment des chardonnerets, des verdiers, des accenteurs et des tarins.
Les autres usages à la ferme
Le tourteau restant après l’extraction de l’huile sert à nourrir le bétail. La plante entière peut être pâturée ou distribuée comme fourrage aux ovins, tandis que les bovins la refusent. L’huile sert à l’alimentation, mais aussi à la fabrication de peintures et de savons ainsi qu’à l’éclairage. En Éthiopie, les graines pressées avec du miel entrent dans la préparation de sortes de gâteaux.
Son origine et son nom
L’aire d’origine du nyger s’étend en Éthiopie et en Érythrée. L’espèce s’est naturalisée en Inde. En 1829, Cassini a créé le genre Guizotia et l’a nommé en hommage à François Guizot.