
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Phacelia tanacetifolia
- Famille
- Boraginaceae en classification phylogénétique
- Type
- Plante herbacée annuelle
- Hauteur
- Jusqu’à un mètre
La reconnaître
Sa tige rougeâtre est pleine, rigide et assez épaisse, avec des poils raides à sa surface. Les feuilles sont disposées en alternance et profondément découpées, avec une forme qui rappelle la tanaisie. Les fleurs parfumées forment des crosses serrées qui se déroulent à mesure de leur épanouissement. Sur les fleurs bleu-lavande, cinq étamines et deux styles dépassent nettement de la corolle à cinq pétales. Les fruits sont de petites capsules qui s’ouvrent et contiennent deux à quatre graines noires de 3 mm de long.
Ses milieux, son nom et son histoire
Son aire d’origine comprend le nord du Mexique et le sud des États-Unis, notamment la Californie, l’Arizona et le Nevada. Cultivée sur les autres continents, elle s’est naturalisée dans leurs régions tempérées. À l’état naturel, elle pousse sur des sols plutôt secs. Le nom Phacelia vient du grec et signifie « faisceau », en référence aux fleurs regroupées, tandis que tanacetifolia évoque les feuilles ressemblant à celles de la tanaisie. Introduite en Europe au début du XIX siècle, la plante a longtemps vu son nom circuler surtout à l’oral.
Semer la phacélie
Après la récolte, les semences restent dormantes pendant au moins deux mois. Les graines fraîchement récoltées germent mal de 20 à 30 °C, mais bien à 10 °C. Les graines se conservent de trois à quatre ans dans des conditions normales, et jusqu’à six ans dans des conditions optimales.
Un engrais vert et un couvert au verger
Pour un engrais vert associant phacélie et sarrasin, un mélange cité utilise 8 kg/ha de phacélie pour 40 kg/ha de sarrasin. Employée comme couvre-sol, elle favorise la croissance des jeunes pommiers.
Les insectes qu’elle attire
Ses fleurs attirent les abeilles et les bourdons, qui participent à la pollinisation. Elle attire aussi les syrphes, utiles dans la lutte biologique parce qu’ils consomment des pucerons et d’autres ravageurs. Dans les vergers, elle permet d’accroître les populations de trichogrammes, de petits hyménoptères qui parasitent les œufs de lépidoptères, dont les carpocapses. Elle attire également Aphelinus mali, une guêpe qui parasite le puceron lanigère du pommier.