
Carte d’identité
- Origine
- Alpes
- Taille
- Moyenne
- Aptitude
- Production laitière
- Poids femelle
- 50 à 80 kg
- Poids mâle
- 80 à 100 kg
Une reconnaissance progressive en France
André Sanson décrivait la « chamoisée des Alpes » comme une variété de sa « race caprine européenne », une dénomination reprise par Diffloth en 1911. Dans les années 1910 et 1920, ses qualités laitières incitent des éleveurs de toute la France à l’introduire dans leurs troupeaux. La création du livre généalogique en 1930 officialise la race sous le nom d’Alpine chamoisée. À partir de la Seconde Guerre mondiale, son expansion s’accélère vers le centre-ouest de la France, tandis que la sélection augmente progressivement sa production.
Une silhouette longiligne et des robes variées
La robe chamoisée, la plus fréquente, associe un fond fauve à des extrémités noires et à une ligne noire le long du dos. Sa silhouette allongée présente des membres secs, une poitrine haute et un bassin large, peu incliné. Les mamelles sont de grand volume et solidement attachées. Les trayons pointent vers l’avant et sont presque parallèles.
Le lait et les aptitudes à la traite
Les meilleures productrices dépassent souvent 1000 litres de lait par lactation. Le lait présente un taux protéique de 32,4 g/kg. Son taux butyreux atteint 37,3 g/kg. Chez l’Alpine, vous trouvez des trayons bien adaptés à la traite manuelle comme à la traite mécanique.
Des alpages aux élevages en bâtiments
L’Alpine tolère les variations de température rencontrées dans les alpages. Ses onglons durs lui permettent de s’adapter aux sols bétonnés des élevages intensifs comme aux chemins caillouteux de montagne. En conduite intensive, elle reste une grande partie du temps en bâtiments et reçoit une ration où les aliments concentrés occupent une place importante. Dans sa région d’origine, elle est encore élevée de façon plus extensive et utilise les parcours d’estive.
Une implantation étendue et une sélection laitière
Des populations importantes se trouvent dans les vallées de la Loire et de ses affluents, de la Saône et du Rhône, ainsi qu’en Poitou-Charentes. La Savoie conserve un troupeau important de chèvres alpines. La sélection prend également en compte la facilité de traite et son débit.