
Carte d’identité
- Espèce
- Chèvre
- Origine
- Cachemire et Tibet
- Taille
- Petite
- Robe
- Entièrement blanche
Une histoire liée aux textiles
Vers le XIe siècle, la race arrive dans la région turque d’Angora, devenue Ankara, dont elle tire son nom. La réputation des tissus fabriqués avec ses poils gagne l’Europe vers le XVIe siècle. Après avoir importé des fils et des vêtements turcs, les Européens commencent à importer ces chèvres au XIXe siècle, puis développent une industrie du mohair en Angleterre et en France. Le troupeau français actuel provient d’importations réalisées dans les années 1980 depuis le Canada, le Texas, l’Afrique du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Un programme de sélection a ensuite été lancé pour améliorer la qualité de la fibre.
De longues mèches et des cornes en spirale
Les mâles pèsent de 40 à 60 kg, contre 30 à 40 kg pour les femelles. La toison forme de longues mèches à l’aspect soyeux et brillant. Chez les mâles, les cornes s’enroulent en spirale vers l’extérieur.
Une fibre récoltée par la tonte
Les poils s’allongent d’environ 2,5 cm par mois. Après six mois, la toison pèse entre 2 et 2,6 kg et ses poils mesurent de 13 à 14 cm. La finesse des poils varie de 26 à 30 micromètres. Le mohair peut être utilisé seul ou associé à d’autres fibres pour fabriquer des vêtements de luxe, des lainages et des draperies. La tonte a lieu deux fois par an, avec une production moyenne de 5 kg de fibre par chèvre et par an.
Une chèvre adaptée aux régions arides
L’Angora est décrite comme très rustique et bien adaptée aux régions arides. Les principales régions d’élevage se trouvent en Turquie, en Afrique du Sud, en Argentine et en Australie. Les élevages restent généralement de petite dimension et ne dépassent pas 100 animaux. En France, la race est répartie sur presque tout le territoire, avec une possible légère prédominance dans le sud.
La sélection de la race en France
Capgene France assure la gestion du schéma de sélection de l’Angora. La base française de sélection rassemble 3 500 chèvres dans 35 exploitations. Chaque année, les performances de 500 animaux provenant de ces élevages sont contrôlées. Les mesures servent à attribuer des index aux animaux pour guider les éleveurs dans le choix des reproducteurs à conserver.