
Carte d’identité
- Espèce
- Chèvre
- Origine
- Tibet, Népal, Inde
- Aptitude
- Production de cachemire
- Poids
- 26 à 31 kg
- Taille
- Environ 50 cm au garrot
Des plateaux aux ateliers de tissage
Son aire comprend aussi une partie de la Birmanie et le Ladakh, au Jammu-et-Cachemire. La laine destinée aux châles pashmînâ exportés dans le monde a contribué à relancer l’économie de régions pauvres du Changtang, de Leh et du Ladakh.
Des cornes et une longue couverture de poils
Cette race porte des cornes. Vous pouvez observer des robes blanches, noires, grises ou brunes. De longs poils et du pashmina couvrent presque toute la surface du corps.
L’élevage nomade en altitude
Les communautés nomades Changpas élèvent cette chèvre dans le Changtang, au Grand Ladakh. Les groupes d’éleveurs changent de lieu 8 à 10 fois par an, ce qui évite le surpâturage. Les campements se trouvent entre 3 600 et 4 500 mètres d’altitude, tandis que les pâturages atteignent 5 600 m. La nuit, les chèvres sont regroupées au centre du reste du cheptel, qui les protège du grand froid. Dans ces conditions, la chèvre pashmina supporte des températures descendant jusqu’à −20 °C.
Une fibre fine récoltée au peigne
Les fibres de ce cachemire mesurent entre 12 et 15 μm d’épaisseur. Dans l’élevage des Changpas du Changtang, la récolte se fait par peignage manuel de juin à la première semaine d’août. Le peignage permet de recueillir de 200 à 250 grammes de laine sur une femelle. Sur un mâle, la quantité récoltée au peigne va de 300 à 350 grammes. Après élimination des impuretés, les artisans estiment la quantité restante à 35 % du poids de départ. Une étude publiée en 2011 attribue au district de Leh une production de 30 tonnes de fibre pashmina provenant de 150 000 Changthangi.