
Carte d’identité
- Espèce
- Chèvre domestique
- Origine
- Valais
- Poids
- Mâles : 65 kg ; femelles : 45 kg
- Taille
- Au garrot : mâles 75-85 cm ; femelles 70-80 cm
Une longue présence dans le Valais
Son élevage dans le Haut-Valais remonte à plusieurs siècles. Certaines sources évoquent une possible arrivée de chèvres africaines au Moyen Âge ou un apport de chèvres fauves venues d’Italie. Tout en restant surtout dans sa vallée d’origine, la race s’est étendue à d’autres cantons et a été exportée. Un livre généalogique a été créé en 1920.
Deux couleurs nettement séparées
La partie avant du corps est noire et l’arrière blanc, avec une limite franche à mi-corps. Le pelage est composé de poils longs et fins. Les deux sexes portent des cornes, plus grandes chez les mâles. Une barbe noire est présente chez les mâles comme chez les femelles. Les sabots avant sont noirs, tandis que ceux de l’arrière sont clairs. La peau de cette chèvre est fine.
Des populations au-delà du Valais
Dans le sud de la Suisse, la plus forte concentration se trouve autour de Viège. La race est aussi présente dans les régions voisines du nord de l’Italie et, en petits effectifs, en Autriche et en Allemagne. En Italie, elle est élevée dans les provinces de Verbania et de Vercelli.
Des effectifs suivis pour la sauvegarde
La population est décrite comme relativement stable, avec des fluctuations autour de 3 000 à 3 500 individus. Ce niveau d’effectif, jugé critique, lui vaut l’aide de Pro Specie Rara, une fondation suisse consacrée à la diversité patrimoniale et génétique des végétaux et des animaux. À la fin de 2013, l’effectif italien était donné comme étant de 191 ou de 446 animaux, selon les chiffres rapportés. En 2012, l’Autriche déclarait 100 à 300 animaux et l’Allemagne 429. En Italie, un livre généalogique est tenu pour cette race par l’Associazione Nazionale della Pastorizia, l’association nationale des éleveurs ovins et caprins. En 2007, la FAO classait la population suisse comme menacée, avec maintien par des mesures de conservation.