
Carte d’identité
- Origine
- Nord-Est de la France
- Aptitude
- Production laitière
- Taille
- Chèvres adultes : au moins 68 cm au garrot
- Poids
- Chèvres adultes : 50 à 60 kg
- Effectifs
- Plus de 1200 animaux en 2020
Une population de chèvres de pays
Ses origines sont rattachées aux échanges de bétail des caravanes qui traversaient la Lotharingie au Moyen Âge. Les introductions documentées de chèvres de Nubie et de boucs du Proche-Orient vers 1855 auraient contribué à la coloration mouchetée de la robe. Constituée à partir de chèvres communes, la population ne disposait initialement d’aucun standard partagé. Les éleveurs ont établi un standard de la race en 2009.
Une robe mouchetée et des cornes courbées
La robe gris herminé doit son aspect moucheté au mélange de poils noirs et blancs. Le standard souhaite un poil mi-long sur le corps, avec au moins une longueur accrue sur le dos et les cuisses. Les variantes brunes sont admises si le brun est foncé et si la moucheture reste présente. La tête présente un profil plutôt rectiligne et un chanfrein droit, avec une barbiche obligatoire chez les boucs et recherchée chez les chèvres. Les femelles portent des cornes arquées vers l’arrière et légèrement divergentes, tandis que celles des boucs prennent plutôt une forme de lyre.
Du lait pour des fromages frais ou secs
Les chèvres adultes produisent entre 500 et 800 litres de lait pour une lactation de 270 jours. La production des chèvres en première lactation se situe entre 300 et 500 litres. Le lait est valorisé en produits laitiers diversifiés, principalement en fromages frais et secs.
Un élevage lié aux ressources saisonnières
Aucune clause géographique ne limite son élevage, même si la race reste surtout présente dans l’Est et le Nord-Est de la France. La race est élevée par des professionnels vivant principalement du lait et des fromages, ainsi que par des amateurs produisant parfois pour leur consommation personnelle. Dans cet élevage de plein air de l’Est de la France, l’alimentation repose sur les ressources saisonnières : pâturage en été, puis principalement foin et herbe enrubannée en hiver.
Une sauvegarde organisée par les éleveurs
Le recensement mené en automne 2006 par des étudiants de l’ENSAIA de Nancy a identifié neuf éleveurs et 78 animaux. L’Association des Amis de la Chèvre de Lorraine a été fondée en novembre 2007 avec 14 membres fondateurs. La mobilisation des éleveurs et de l’association a conduit à la reconnaissance de la Chèvre de Lorraine comme race locale à faible effectif en 2013. Les visites d’élevages alimentent le livre généalogique en données de suivi pour gérer la consanguinité à l’échelle de la population. L’association accompagne les éleveurs grâce à un réseau d’échanges, de retours d’expérience et d’appui technique.