
Carte d’identité
- Origine
- Pays de Savoie et vallée d’Aoste
- Taille
- Grande
- Effectifs
- Environ 1000 individus selon la source
- Statut
- Race reconnue en 2020
Une histoire liée aux élevages de montagne
Autrefois, vous ne trouviez pas ces chèvres en grands troupeaux, et leur élevage venait souvent en appoint de l’élevage bovin laitier. Lors de la montée en alpage, une partie des chèvres demeurait dans la vallée pour approvisionner la famille de l’éleveur en lait. Vous pouviez également trouver d’autres chèvres participant à la transhumance. Au XXe siècle, les zoologistes avaient identifié cette population sans l’étudier assez pour la considérer comme une race à part entière. La recherche de productivité a poussé une majorité d’éleveurs à remplacer progressivement leurs chèvres de Savoie par des alpines ou des saanens.
Des robes aux motifs variés
La robe à barrette présente un fond sombre, généralement noir, parfois chocolat ou gris. Dans le type à barrette, la tête et les pattes sont blanches, avec deux lignes sombres des cornes à la bouche, et les zones blanches peuvent être beige ou marron clair. La robe pie associe un fond blanc à des taches allant du beige clair au noir, dans des proportions variables. Des taches de plusieurs couleurs forment le type polychrome, rattaché au type pie. Le type monochrome, plus rare, accepte des couleurs allant du blanc au noir, notamment le crème, le roux et le chocolat. Le type cou clair associe un avant crème à marron clair et un arrière chocolat à noir, avec deux barrettes sombres entre les cornes et la bouche.
Du lait aux fromages
Autrefois, le lait était consommé comme boisson ou transformé en fromage. L’élevage est aujourd’hui principalement orienté vers la production fromagère. La production laitière moyenne indiquée est d’environ 590 kg pour une lactation de 256 jours. Cette chèvre servait aussi à débroussailler des recoins de montagne trop accidentés.
Une sauvegarde portée par les éleveurs
Des éleveurs accompagnés d’un technicien caprin ont fondé à Thônes, le 12 janvier 2001, une association destinée à sauvegarder et à développer la race. Depuis 2011, l’association dispose d’une pépinière qui rassemble des chevrettes de différents élevages pour les élever puis les vendre. En 2012, cette pépinière a accueilli 84 cabris, dont plus de la moitié ont été vendus à des particuliers ou à des éleveurs. Le bilan de sauvegarde rapporté fait état d’un passage d’environ 400 individus à plus de 1000 en dix ans, avec une demande surtout portée par de nouveaux agriculteurs attachés aux races locales.