
Carte d’identité
- Espèce
- Chèvre
- Origine
- Pyrénées, France
- Diffusion
- Locale
- Poids
- Chèvre : 55 à 60 kg ; bouc : 90 kg
- Statut
- Race à petits effectifs reconnue depuis les années 1990
Une longue histoire pyrénéenne
La Pyrénéenne occupait traditionnellement l’ensemble de la chaîne des Pyrénées. Pendant les estives en montagne, les bergers gardaient traditionnellement cinq ou six chèvres parmi leurs moutons pour disposer de lait frais. Les éleveurs béarnais ont commencé à conduire leurs chèvres en ville pour y vendre du lait fraîchement trait dans les années 1870, une pratique qui s’est développée entre 1875 et 1880. Vous pouvez retenir qu’on estime à environ 1 500 le nombre de chèvres des Pyrénées présentes dans les rues de Paris en 1900. La vente de lait trait dans la rue a décliné après la Première Guerre mondiale, sous l’effet de la circulation croissante et du développement de la réfrigération. La population estimée est passée de 70 000 animaux en 1852 à 50 000 animaux en 1957.
Un pelage fourni et des cornes variables
Son ossature est solide, avec une poitrine profonde et des membres épais et musclés. Son pelage est long ou mi-long, d’aspect broussailleux. Les robes brunes et noires sont les plus courantes, et le ventre est généralement plus clair. La tête porte de longues oreilles tombantes et des cornes rondes, écartées vers l’arrière, parfois torsadées. Certains individus n’ont pas de cornes. Le standard décrit une barbe chez les femelles comme chez les mâles.
Une sauvegarde organisée
Les conservatoires régionaux de Midi-Pyrénées et d’Aquitaine se sont mobilisés pour sauvegarder la race et inventorier les animaux restants. Une pré-étude de 1992 a recensé 238 chèvres dans 25 élevages, dont une partie était croisée avec d’autres races. En 1994, le recensement comptait 680 chèvres de pure race, principalement en Aquitaine. L’association Chèvre des Pyrénées, créée en 2004, a pris en charge le programme de conservation et la promotion de la race. Le programme cherche notamment à accroître la diversité au sein de la race pour limiter le risque de consanguinité. En 2008, la cryoconservation permettait de garder 592 doses de semence issues de 8 mâles différents.