
Carte d’identité
- Espèce
- Race caprine française
- Origine
- Provence des collines
- Aptitude
- Production laitière
- Statut
- Race à petit effectif
Une histoire liée aux élevages de moutons
Autrefois, elle demeurait dans son élevage toute l’année sans accompagner les troupeaux ovins en transhumance vers les estives. Elle occupait généralement une place secondaire auprès des moutons et fournissait du lait pour les fromages consommés par l’éleveur. Les fromages excédentaires étaient parfois proposés sur les marchés. Dans ces élevages, les femmes et les enfants étaient souvent chargés de s’occuper des chèvres.
Des robes variées et de longues oreilles
Sa robe peut présenter toutes les couleurs que l’on rencontre habituellement chez les caprins. Vous pouvez observer une tête épaisse et de grandes oreilles allongées dont l’extrémité se retourne. Le poil est souvent assez long sur le dos et sous le ventre.
Une production laitière qui se révèle avec le temps
Pour les animaux inscrits au contrôle laitier, la production moyenne atteint 497 kg par lactation de 247 jours. Son potentiel laitier se manifeste assez tard, généralement à partir de la troisième lactation. Elle peut conserver une activité laitière sur une longue durée. Son lait contient en moyenne 30 g/kg de protéines. Le taux de matière grasse de son lait est de 36,6 g/kg.
Des parcours secs pour une conduite extensive
Dans sa région très sèche en été, la Provençale valorise une végétation assez pauvre, comprenant notamment des arbustes et l’aphyllanthe de Montpellier. Son élevage repose sur des systèmes très extensifs où les apports de concentrés sont réduits au maximum. Les éleveurs la conduisent durant la journée sur des parcours de montagne sèche. Certaines journées se terminent sur une parcelle de plaine à la végétation plus appétante pour améliorer la ration.
Une population soutenue par ses éleveurs
Après une baisse des effectifs dans les années 1970 et 1980, il ne restait pas plus de 200 chèvres de race pure en 1990. Une association d’éleveurs a entrepris de relancer la race à partir de 1993. La remontée des effectifs a permis sa reconnaissance officielle par le ministère de l’Agriculture au début des années 2000. En 2009, environ 1 000 femelles pures étaient réparties chez une vingtaine d’éleveurs spécialisés. Aucun standard de race n’a été fixé afin de conserver le plus possible de diversité génétique, d’où l’emploi du terme « population ».