
Carte d’identité
- Origine
- Espagne et France
- Robe
- Unie, froment-fauve
- Taille
- Vache : 1,10 à 1,30 m ; taureau : 1,35 m
- Poids
- Vache : 300 kg ; taureau : 400 kg
Une origine ancienne et discutée
L’origine du Betizu est très ancienne, mais elle demeure incertaine. Son nom vient du basque « behi izua », qui associe la vache à un caractère farouche ou sauvage. Une première hypothèse fait descendre le Betizu directement de l’aurochs sauvage. Une autre hypothèse le ferait descendre de vaches domestiques échappées des fermes, puis progressivement revenues à l’état sauvage. Certains auteurs envisagent que ces deux processus aient coexisté, avec des croisements entre de petits aurochs et des bovins issus des fermes.
Des cornes en lyre et des yeux cerclés de clair
Les yeux sont entourés d’une zone claire, tandis que la tête porte des poils crépus abondants. Les cornes, principalement blanches, se dressent souvent en lyre vers le haut et l’arrière chez les femelles, avec parfois une forme en demi-lune. Une crinière fournie garnit le cou, dont le dessus est droit chez les femelles et présente une protubérance chez les mâles. Les petits sabots sont durs et de couleur claire. La nuance du pelage varie selon le sexe et la période de l’année, avec des zones plus claires notamment sur la face, le museau et les extrémités.
Une vie en liberté dans les montagnes
Le Betizu occupe des espaces fragmentés du Pays basque, à l’état sauvage ou semi-sauvage, de part et d’autre de la frontière franco-espagnole. Son comportement semi-sauvage et difficile à approcher est lié aux conditions du milieu dans lequel il vit. Il passe toute l’année dehors sur des terrains montagneux et escarpés, couverts de bois et de landes.
Une population réduite, des efforts de conservation
Les effectifs sont décrits comme déclinants et estimés autour de 300 animaux, dont environ 60 au Pays basque français, avec une incertitude sur ces chiffres. Des études cherchent à mieux connaître le potentiel génétique de la race et à freiner son déclin. Le ministère espagnol de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation a reconnu au Betizu une protection particulière. Le programme de conservation du gouvernement de Navarre s’appuie sur un troupeau confié à l’ITG Ganadero à Sastoya, dans la vallée d’Urraúl Alto. Ce programme vise à préserver la pureté de la race et, lorsque cela est possible, à favoriser sa diffusion. À Sastoya, quelque 45 Betizu sont maintenus en moyenne avec une intervention humaine réduite pour conserver leur mode de vie en semi-liberté.