
Carte d’identité
- Espèce
- Bovin
- Origine
- Auvergne
- Poids
- Vache : 600 à 800 kg
- Taille
- Vache : 135 à 140 cm
- Robe
- Pie rouge ; pie noire également admise
- Effectifs
- 3 998 femelles en 2023
Une race liée au Puy-de-Dôme
Son nom vient de Clermont-Ferrand. Son berceau se situe dans le triangle formé par Laqueuille, Rochefort-Montagne et Gelles. La race semble s’être constituée au XIXe siècle, malgré des mentions plus anciennes d’une race « auvergnate ». Elle entre dans les concours régionaux en 1863, avec une catégorie qui lui est réservée. Son livre généalogique a été créé en 1905.
Des robes aux dessins variés
La robe barrée présente de grandes taches irrégulières et une tête rouge portant une marque blanche plus ou moins triangulaire sur le front. La robe bregniée associe des flancs mouchetés de rouge ou de noir, une ligne dorsale blanche et une tête blanche légèrement mouchetée. La robe poudrée est surtout blanche, avec quelques points colorés sur les flancs, le bas des pattes et les joues. Ses membres sont courts et solides.
Du lait aux travaux des champs
Son lait riche est notamment employé pour fabriquer des fromages. La Ferrandaise peut être traite sans que son veau soit présent. Elle a longtemps participé aux travaux des champs dans la plaine de la Limagne.
Une vie adaptée aux reliefs
Adaptée à la transhumance, elle peut se nourrir uniquement de foin et d’herbe. Ses sabots très durs lui permettent de parcourir de longues distances sur des terrains parfois difficiles. Vous pouvez noter que l’on reproche parfois à la Ferrandaise son caractère un peu vif.
Une sauvegarde portée par les éleveurs
Dans les années 1970-1980, la race était proche de la disparition, avec seulement 150 vaches. Créée en 1977, l’Association de sauvegarde de la race bovine ferrandaise cherche à accroître les effectifs tout en préservant la diversité génétique. Les efforts de conservation ont fait passer le nombre de femelles reproductrices de 200 en 1990 à 900 en 2004. En 2023, 681 éleveurs détenaient des femelles ferrandaises. Depuis 1981, tous les animaux sont inscrits au livre généalogique et les éleveurs reçoivent des visites régulières, quelle que soit la taille de leur troupeau.