
Carte d’identité
- Espèce
- Oignon
- Origine
- Cultivé aux Bermudes dès 1616
- Couleur
- Blanc ou jaune
Une culture longtemps exportée
L’oignon s’est bien adapté au climat des Bermudes et y est devenu une culture de base. Les premières exportations vers les États-Unis remontent à 1847. Au XIXe siècle, les expéditions hebdomadaires dépassaient parfois 30 000 caisses. Le Royaume-Uni recevait lui aussi des oignons des Bermudes. La production américaine, la Première Guerre mondiale et les taxes américaines à l’importation instaurées après la guerre ont contribué au recul des exportations des Bermudes. Les Bermudes ont arrêté d’exporter cet oignon en 1946.
Une implantation au-delà de l’île
La culture de cette variété s’est étendue au sud des États-Unis. En 1910, elle occupait environ 5 000 à 7 000 acres dans le sud du Texas, avec d’autres plantations dans le sud de la Floride et de la Californie. En 1920, elle représentait presque à elle seule les oignons cultivés au Texas. En 1922, cette variété était également cultivée avec succès aux îles Canaries.
Un calendrier lié au climat
Aux États-Unis, sa culture hivernale demandait un climat doux. Des rendements pouvant atteindre 35 000 livres par acre sont signalés. Les rendements habituels relevés en 1937 se situaient entre 10 000 et 12 000 livres par acre.
Dans les soupes et la vie locale
Cet oignon entre fréquemment dans la préparation des soupes. Son aspect et son goût rappellent ceux des oignons blancs espagnols et portugais. Aux Bermudes, l’oignon reste un symbole local auquel une journée du mois du patrimoine est consacrée.