
Carte d’identité
- Signe de qualité
- IGP
- Région
- Dordogne
- Production
- 5 000 à 7 500 tonnes répondant à l’IGP, selon la source
Une culture développée depuis la fin du XIXe siècle
La culture du fraisier apparaît en Dordogne en 1895, d’abord près de Saint-Estèphe et d’Église-Neuve-de-Vergt. Après la Seconde Guerre mondiale, la monoculture du fraisier se développe et la production locale et familiale prend une dimension plus importante. En 1959, la première coopérative de producteurs de fraises du Périgord réunit une vingtaine d’adhérents pour commercialiser leurs récoltes. Le marché de la fraise de Vergt est créé en 1969 pour rassembler agriculteurs et acheteurs et fixer les cours.
Des coteaux et des sols riches en humus
Les exploitations se trouvent sur des coteaux, aux alentours de 100 à 300 m d’altitude. La présence des forêts près des fraiseraies contribue à enrichir naturellement les sols en humus. Les parcelles délimitées par l’IGP doivent avoir un sol qui se réchauffe facilement et qui n’est pas inondable. L’influence océanique régule les températures et favorise une croissance et une maturation homogènes des fruits.
Des plants certifiés à la cueillette manuelle
Les producteurs doivent utiliser des plants certifiés appartenant à la liste de variétés autorisées. Sous abri, la plantation ne doit pas dépasser six pieds par mètre carré. L’irrigation est ajustée au stade de croissance des plants et aux conditions climatiques observées. Les fraises sont cueillies à la main, sous abri, lorsqu’elles arrivent à maturité.
Des formes et des goûts selon les variétés
Vous pouvez reconnaître la gariguette à sa forme allongée et à son rouge vif, tandis que son goût associe le sucre à l’acidité. La mara des bois se distingue par une forme irrégulière et un parfum prononcé, avec une acidité moyenne. La seascape donne des fruits assez gros et arrondis, au goût sucré et légèrement aromatique.
Des contrôles jusqu’à l’étiquetage
Le taux de sucre doit atteindre un seuil propre à chaque variété, vérifié par réfractométrie. Avant le conditionnement et la commercialisation, les fruits sont examinés et reçoivent une note d’agréage. La catégorie attendue pour la Fraise du Périgord est la B, obtenue avec une note d’agréage supérieure ou égale à 9. L’étiquette atteste l’origine périgourdine et la cueillette à maturité optimale, tout en indiquant un numéro qui permet de retrouver le producteur.