
Carte d’identité
- Signe de qualité
- AOC et AOP
- Origine
- Grenoble
- Utilisation
- Alimentation humaine
- Usages
- Desserts, confiserie et pâtisserie
Un nom défendu par les producteurs
Au début du XXe siècle, la culture des noix dans le Dauphiné est touchée par un scandale. Des négociants mêlent alors des noix étrangères mal triées aux noix locales avant de les exporter outre-Atlantique. Un premier syndicat professionnel est créé en 1908 à Saint-Quentin-sur-Isère pour décourager les fraudes. Dans les années 1920, les producteurs débattent du nom à retenir pour la reconnaissance : « Noix de Grenoble » ou « Noix de Tullins ». Tullins est le centre historique de la noyeraie, tandis que le nom de Grenoble est jugé plus vendeur à l’étranger.
Une aire liée à la vallée de l’Isère
L’aire géographique de l’AOC comprend 259 communes réparties sur trois départements, principalement le long de la vallée de l’Isère. Cette aire compte 183 communes en Isère, 47 dans la Drôme et 29 en Savoie. Les plantations les plus denses se situent en aval de Grenoble, entre le Voironnais et le Royans, au pied du Vercors. Les normes de l’AOC prévoient des sols légèrement acides, capables de retenir beaucoup d’eau tout en restant suffisamment filtrants. Les terrains de culture sont en zone de collines, à des altitudes généralement inférieures à 600 m.
Une production tournée vers l’exportation
À la fin du XIXe siècle, la production de noix dauphinoises atteint 8 500 tonnes par an. À cette époque, 80 % de cette production part vers les États-Unis, son principal débouché.
Des séchoirs devenus lieux de mémoire
Le Grand Séchoir, Maison du Pays de la noix, ouvre en 2005 pour présenter l’histoire du pays de la Noix de Grenoble. Ce musée occupe une ancienne ferme dont le séchoir à noix a été restauré et transformé en espace muséographique. Le séchoir à noix de Cognin-les-Gorges, construit au XVIIIe siècle, est classé au titre des monuments historiques par un arrêté du 30 septembre 1994.