
Carte d’identité
- Type
- Cacaoyer hybride
- Obtenteur
- Homero Castro, agronome équatorien
- Année
- 1965
- Pollinisation
- Autofécondation possible
Des essais menés à Naranjal
Homero Castro a réalisé ses essais à Naranjal. Le nombre 51 dans le nom renvoie aux 51 croisements nécessaires pour obtenir l’hybride jugé satisfaisant. Les croisements ont fait intervenir les variétés IMC 67, ICS 95 et O-1. L’hybride, qui n’avait pas été breveté, est entré dans le domaine public à la mort de Castro en 1988.
Une diffusion soutenue en Équateur et au Pérou
Fondée en 1995, l’APROCAFA a lancé une campagne de replantation massive en CCN 51 après les dégâts d’El Niño dans les plantations équatoriennes et péruviennes. Cette reconnaissance a permis sa culture à grande échelle et son exportation. Au Pérou, sa diffusion a été encouragée à partir de 2002 par un programme de l’USAID proposant aux petits producteurs une source de revenus pour remplacer la culture de la coca.
Un petit arbre aux grandes cabosses
La petite taille des cacaoyers et leurs grandes cabosses facilitent la cueillette. L’hybridation avait pour objectif de rendre le cultivar résistant aux épidémies touchant les variétés traditionnelles. Le CCN 51 présente une bonne résistance aux maladies, notamment à la maladie de la machette.
Un cacao au goût discuté
Son cacao est plus acide et plus amer que les cacaos qualifiés de fins. Les producteurs ont progressivement trouvé des moyens de corriger son acidité. Il lui manque toutefois les notes florales ou fruitées d’un grand cacao. L’ICCO range le cacao de ses fèves dans la catégorie « bulk », plutôt que dans celle des cacaos fins « fine-flavor ».