
Carte d’identité
- Origine
- Montélimar
- Région
- Drôme provençale, Auvergne-Rhône-Alpes
- Signe de qualité
- Indication géographique protégée (IGP)
Une histoire de confiserie et de voyageurs
Le nougat de Montélimar pourrait descendre des nougats arabes, comme celui de Provence. La présence du nougat à Montélimar est documentée depuis 1701. Émile Loubet a contribué à sa renommée internationale en offrant du nougat aux souverains et aux présidents étrangers qu’il rencontrait. La situation de Montélimar sur la nationale 7 a largement favorisé la diffusion de sa réputation. À la création de l’autoroute A7 en 1968, les nougatiers se sont installés sur l’aire d’autoroute de Montélimar.
Une pâte éclaircie par les blancs d’œufs
Les blancs d’œufs battus aèrent la pâte et lui donnent sa teinte blanchâtre traditionnelle. Les amandes et les pistaches utilisées dans la recette sont mondées, c’est-à-dire débarrassées de leur peau. Traditionnellement, le nougat se préparait à la maison plutôt que chez des nougatiers de métier.
Ce que prévoit le cahier des charges de l’IGP
Le cahier des charges impose au moins 30 % de fruits secs, sous forme d’amandes douces entières ou de pistaches vertes. Le miel doit représenter au moins 25 % des matières sucrantes. Le blanc d’œuf prévu par le cahier des charges provient de la poule et peut être frais ou déshydraté. Le pain azyme et la vanille, en arôme ou en gousse, sont des ingrédients facultatifs. La fabrication est réservée aux communes d’Allan, Ancône, La Bâtie-Rolland, Châteauneuf-du-Rhône, La Coucourde, Espeluche, Malataverne, Montboucher-sur-Jabron, Montélimar, Puygiron, Rochefort-en-Valdaine, Saint-Marcel-lès-Sauzet, Sauzet et Savasse.
Les nougatiers et leur production
Montélimar compte encore une douzaine de nougatiers en activité, répartis entre 2 industriels et 10 artisans. La production annuelle annoncée est d’environ 4 500 tonnes. Cette activité emploie environ 300 personnes.