
Carte d’identité
- Signe de qualité
- AOC et AOP
- Origine
- Espelette
- Région
- Pays basque français, Pyrénées-Atlantiques
- Espèce
- Capsicum annuum
- Variété
- Gorria
Du Mexique aux jardins du Labourd
Cette variété venue du Mexique a été introduite au Pays basque au XVIe siècle par le navigateur Juan Sebastián Elcano. À Espelette, les paysans ont commencé à cultiver des piments en 1650. La culture de cette variété paysanne reste avant tout liée aux jardins familiaux du Labourd, pour la consommation du foyer. La création d’une coopérative de producteurs en 1983 a marqué la professionnalisation de la production.
Une culture encadrée jusqu’à la récolte
Le cahier des charges permet aux agriculteurs de conserver l’usage des semences qu’ils produisent eux-mêmes. Chaque parcelle cultivée fait l’objet d’une identification. La densité prévue est de 10 000 à 30 000 pieds/ha, ou de 60 000 pieds/ha en plant double. L’irrigation est exclue, sauf pendant le mois qui suit l’implantation, en mai-juin, et en cas de sécheresse persistante. Dans le cadre du cahier des charges, la récolte se fait à la main, d’août au 30 novembre au plus tard.
Un fruit rouge au piquant modéré
Le fruit est charnu, pendant et conique, avec une couleur rouge à maturité. À l’intérieur, une cloison répartit les nombreuses graines dans trois loges, sans les séparer complètement au sommet. Sa saveur est décrite comme douce et fruitée, évoquant les baies, avec un piquant léger. Un long séchage au soleil développe son parfum.
Une appellation et trois présentations
La protection française par l’AOC date du 1 juin 2000. L’aire de production couvre dix communes : Ainhoa, Cambo-les-Bains, Espelette, Halsou, Itxassou, Jatxou, Larressore, Saint-Pée-sur-Nivelle, Souraïde et Ustaritz. Vous pouvez trouver le piment d’Espelette labellisé sous trois formes différentes : entier et frais, en corde de 20 à 100 piments ou en poudre. Le cahier des charges encadre aussi le cordage, la fabrication de la poudre et la traçabilité.
Des chiffres de production datés
Entre 2008 et 2012, la production a doublé pour atteindre 156 tonnes. En 2012, la filière faisait vivre environ 170 agriculteurs.