
Carte d’identité
- Reconnaissance
- AOC depuis 2004, AOP depuis 2011
- Région
- Corse
- Aire
- 297 communes
- Couleur
- Jaune doré
- Production
- 500 producteurs
Une culture ancienne et un patrimoine reconnu
En 1820, le recensement dénombrait 12 millions d’oliviers en production. Après les années 1950, la culture de l’olivier a connu un nouvel essor en Corse. Depuis 2023, la récolte « à l’ancienne », l’entretien des vieux vergers et le pressage des olives en Corse figurent à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel en France.
Des oliviers sur des reliefs variés
Les oliviers sont présents sur l’île entre 2 et 700 mètres d’altitude. Les vergers occupent aussi bien des coteaux pentus que des plaines, des terrasses ou des plateaux. Vous trouvez les oliviers sur des sols essentiellement constitués de schistes et de granites, avec quelques poches calcaires. Le climat méditerranéen de la Corse comporte une sécheresse estivale d’environ cinq mois.
Les variétés et les règles du verger
Parmi les variétés présentes en Corse figurent la Sabine, la Germaine de Casinca, la Zinzala, la Capannace, la Germaine de Tallano et la Curtinese. Les olives utilisées pour l’huile doivent provenir d’arbres âgés d’au moins 5 ans. Pour chaque exploitation et chaque campagne oléicole, les apports au moulin doivent contenir au maximum 20% d’olives vertes et au minimum 50% d’olives noires.
Du broyage à la décantation
Au moulin à huile, le travail commence par le broyage des olives, également appelé détritage. Dans le procédé décrit, la pâte obtenue sous la meule est portée au pressoir puis placée dans des scourtins pour être pressée. La première pression à froid fournit l’huile qualifiée de vierge. L’huile est transvasée pour retirer le dépôt accumulé au fond, puis devient prête à consommer après décantation.
Une texture onctueuse et des arômes variés
Vous pouvez observer son caractère onctueux lors de la dégustation. Selon l’huile, on retrouve des notes d’artichaut, de pomme, de noix, de noisette ou d’amande fraîche, ainsi que des senteurs de maquis, d’herbe, de romarin ou de foin, parfois accompagnées de nuances de cacao.
La traçabilité et les contrôles de l’appellation
Le cahier des charges impose à chaque producteur de l’appellation une traçabilité complète du produit. Chaque lot d’huile fait l’objet d’une analyse chimique par un laboratoire agréé, puis d’une dégustation par un jury qualifié. Un produit refusé lors des contrôles perd immédiatement le bénéfice de l’AOC et de l’AOP.