
Carte d’identité
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Une histoire dans celle de l’oléiculture
La colonisation romaine a étendu la culture de l’olivier à l’ensemble du sud de la Gaule. Au Moyen Âge, l’olivier était cultivé dans tous les villages du Midi de la France. Ces villages disposaient chacun d’un moulin à huile, dont certains ont été conservés. À partir du XVIII siècle, l’oléiculture prend une place prépondérante dans l’économie du Roussillon, du Languedoc et de la Provence. Des oliveraies remplacent alors les oliviers jusque-là plantés parmi d’autres cultures. À l’échelle française, après février 1956, seuls 20 000 hectares portant 3 000 000 d’oliviers restent en production.
Un terroir marqué par les saisons
L’aire de production comprend notamment les communes de Lunel, Castries et Sommières n’y figure pas dans la liste citée. Dans ce terroir, une courte saison sèche hivernale alterne avec une sécheresse estivale longue et prononcée. Les saisons pluvieuses se situent au printemps et en automne, avec des pluies automnales abondantes et brutales. Le mistral contribue à assainir les oliveraies. Les températures du terroir sont très élevées pendant l’été.
L’histoire du nom picholine
Au XVII siècle, vous retrouvez à Saint-Chamas les deux frères Pescolino, d’origine italienne, qui s’y installent. Ils font connaître une préparation qui rend les olives consommables tout en conservant leur couleur verte. Cette recette historique commence par un mélange d’olives et de cendre à volume égal, recouvert d’eau. Les olives sont ensuite placées dans une saumure aromatisée. Les olives préparées de cette façon prennent le nom d’olives à la picholine. Au XIX siècle, ce nom issu d’une déformation de Pescolino est donné à une variété d’olive du Gard.