
Carte d’identité
- Espèce
- Olea europaea
- Statut
- Variété botanique sauvage
- Origine
- Serait originaire d’Afrique du Nord
- Pollinisation
- Pollen transporté à longue distance par le vent
Une histoire liée à celle de l’olivier
Les populations de l’ouest et de l’est du bassin méditerranéen présentent des différences génétiques. La culture de l’oléastre remonte au Néolithique. Un travail de terrain mené au Maroc et publié en 1966 a confirmé la présence de l’oléastre. D’après les travaux de l’équipe du Centre de Bio-archéologie et d’Écologie de Montpellier, les oléastres ont reculé vers le sud lors des dernières glaciations, des deux côtés du bassin méditerranéen. Vous pouvez considérer l’oléastre comme une ressource génétique importante pour la culture de l’olivier.
Reconnaître le port, les feuilles et les fruits
La plante prend un port buissonnant, avec de nombreuses ramifications et des épines. Ses branches fines présentent une section quadrangulaire. Les feuilles sont courtes et arrondies, avec parfois une forme lancéolée. Les feuilles se placent par paires opposées, chaque paire étant croisée par rapport à la suivante. Les petites fleurs blanches sont hermaphrodites.
Des milieux chauds et méditerranéens
L’oléastre est un arbre qui apprécie la chaleur et résiste bien à la sécheresse. En Europe, sous climat thermoméditerranéen, il forme des peuplements broussailleux avec le Pistachier lentisque et le Caroubier. Il accompagne le Chêne-liège dans les forêts thermoméditerranéennes subhumides du sud-ouest de la péninsule Ibérique. En Andalousie et dans les régions voisines, il se rencontre aussi avec le Chêne vert, exclusivement sur sol calcaire.
Dispersion naturelle et intérêt pour le greffage
La propagation de l’oléastre fait intervenir les oiseaux aussi bien que les humains. Les oliviers sauvages et cultivés peuvent se féconder entre eux, ce qui permet l’existence de formes intermédiaires. En greffant sur l’oléastre, vous facilitez l’implantation de variétés cultivées fragiles qui ne s’adapteraient pas au sol ou qui sont sensibles à certaines maladies dues à des champignons. Greffer sur les rejets de vieilles souches d’oléastres permet de profiter d’un enracinement déjà puissant et adapté au terroir.