
Carte d’identité
- Fruit
- Orange douce
- Culture principale
- Tunisie
- Collection
- SRA INRA-CIRAD, la plus riche en maltaises
Des témoignages anciens sur les oranges de Malte
Dans sa géographie de 1776, Anton Friedrich Büsching décrit les oranges de Malte comme les plus belles d’Europe et indique que la plupart sont rouges. En 1782, Pierre Jean-Baptiste Legrand d’Aussy place l’orange de Malte devant celle du Portugal. En 1809, Charles Louis Cadet de Gassicourt exprime sa préférence pour une orange maltaise plutôt que pour tous les excellents fruits disponibles en France. Le dictionnaire de Pierre Larousse signale en 1866 que cette orange arrive rarement en France. En 1906, Louis Charles Trabut rapporte la présence à Biskra, en Algérie, d’oranges maltaises dont il souligne le parfum et la saveur.
Des variétés à distinguer
La Maltaise demi-sanguine est une orange semi-sanguine cultivée exclusivement dans la péninsule tunisienne du cap Bon. La Maltaise blonde, dont l’origine est inconnue, possède une pulpe blonde et se caractérise par une absence d’acidité. La Maltaise ovale porte aussi le nom de California Mediterranean Sweet. La liste des maltaises comprend également une forme appelée Maltaise Meski ou Maltaise douce.
Une place importante dans la production tunisienne
En 2009, la maltaise occupait un tiers du verger du cap Bon. Cette même année, elle représentait 55 % de la production tunisienne. En 2009, sa part atteignait 95 % des exportations tunisiennes. La production mentionnée varie entre 90 000 et 140 000 tonnes selon les années.
La culture et les observations sur les semis
Au cap Bon, l’eau d’arrosage décrite contient 2 à 3 g/l de sel soluble, malgré une qualité des fruits jugée remarquable. Lors d’une expérimentation présentée en 1975 à l’Ariana, Mustapha Lasram observe que les arbres issus d’embryons nucellaires de Maltaise demi-sanguine donnent majoritairement des oranges blondes non sanguines de type Beldi.