
Carte d’identité
- Espèce
- Capsicum frutescens
- Origine
- Amériques
- Fruit
- Petit piment
Une histoire liée aux territoires portugais
Des explorateurs portugais ont développé ce cultivar dans les anciens territoires portugais d’Afrique australe. Le pili-pili provient du piment malagueta. Il s’est ensuite diffusé dans d’autres colonies portugaises. Présent à l’état sauvage en Afrique depuis des siècles, il fait aujourd’hui l’objet de cultures commerciales en Zambie, en Ouganda, au Malawi, au Zimbabwe et au Rwanda.
Des noms qui varient avec les langues
Dans les langues bantoues, notamment en lingala au Congo-Kinshasa, le terme pili-pili désigne un piment fort. En swahili, le mot « pilipili » signifie « piment ». Les graphies « pili pili » en République démocratique du Congo et « peri peri » au Malawi reflètent des prononciations différentes dans l’Afrique de langues bantoues. À Madagascar, il porte aussi le nom de « pily kely », qui signifie « petit pili ».
Un plant buissonnant aux fruits colorés
Le plant forme généralement un buisson dense et atteint une hauteur de 45 à 120 cm. Ses feuilles mesurent de 4 à 7 cm de long et de 1,3 à 1,5 cm de large. Les fruits s’amincissent généralement vers une pointe émoussée et peuvent atteindre 2 à 3 cm de longueur. Avant maturité, les fruits sont verts. À maturité, leur couleur devient rouge vif ou pourpre.
En cuisine, du piment aux sauces
Ce piment est largement employé en République démocratique du Congo, en République du Congo, au Portugal, au Brésil et en Angola. Il entre également dans les cuisines tanzanienne, kényane, réunionnaise, mauricienne et malgache. Le pili-pili entre dans la préparation de sauces originaires du Mali. Il s’utilise aussi pour préparer une huile pimentée destinée aux pizzas. Les recettes de sauce piri-piri varient selon les régions et les usages, avec pour ingrédients principaux le piment et l’ail dans une base huileuse ou acide.