
Carte d’identité
- Espèce
- Solanum tuberosum
- Nom collectif
- Variétés de pommes de terre maories
- Origine génétique
- La plupart relèvent de la sous-espèce andigena
- Origine culturelle
- Nouvelle-Zélande, culture maorie
- Première introduction citée
- 1772, île de Moturua
- Usage traditionnel
- Aliment de base des Maoris
Origine et histoire
Selon les traditions maories, les taewa auraient été cultivés avant les premières visites européennes en Nouvelle-Zélande. Selon des spécialistes universitaires, James Cook est présumé avoir introduit les pommes de terre en Nouvelle-Zélande lors de son premier voyage, en 1769, comme Marion de Fresne. Une première introduction est attribuée à Marc Joseph Marion du Fresne en 1772, avec une plantation dans l’île de Moturua, dans la baie des Îles.
Description des tubercules
Les taewa produisent des tubercules plus petits que ceux des pommes de terre modernes. Leur forme est généralement plus bosselée que celle des variétés modernes. Les tubercules sont décrits comme plus colorés que ceux des pommes de terre modernes. Le groupe comprend notamment les variétés Huakaroro, Karuparerā, Moemoe, Raupī, Tutaekuri et Kowiniwini.
Culture au potager
Les taewa se cultivent généralement avec les mêmes techniques et le même matériel que les variétés commerciales. Ils ont tendance à produire davantage de tubercules par plant, avec des pommes de terre plus petites. Les cultures étaient organisées selon le maramataka, avec des rotations et l’emploi de cendres de bois comme fertilisant.
Résistance et maladies
La sélection opérée au fil du temps les a rendus rustiques et généralement résistants aux maladies. Les variétés Huakaroro, Karupārera et Tūtaekurī présentent une faible résistance naturelle au mildiou. La gale poudreuse touche plus volontiers Huakaroro et Urenika, tandis que Karupārera et Moemoe semblent très résistants à cette maladie. Les taewa peuvent être atteints par plusieurs virus, dont les virus de l’enroulement et de la mosaïque Y, X et S de la pomme de terre.
Usages et conservation
Les taewa sont couramment utilisés comme ingrédient de base du pain rēwena. Les taewa pouvaient pousser dans des climats plus frais et étaient plus faciles à conserver que le kūmara. Les variétés traditionnelles ont fortement reculé depuis la fin du XIXe siècle, sous l’effet de cultivars modernes plus productifs.
Noms et conservation patrimoniale
Certains taewa portent plusieurs noms, et l’Institut Koanga a identifié des appellations correspondant en réalité à une même variété. Huakaroro, Karoro et Peru Ma sont présentés comme des noms associés à une même variété. Un projet de valorisation mené de 2004 à 2007 par l’université Massey a étudié quatre variétés traditionnelles et leur potentiel pour de nouveaux produits.