
Carte d’identité
- Diffusion
- Angleterre médiévale
- Usage
- Probablement à cuire
- Nom historique
- Poma Costard
Une pomme largement cultivée au Moyen Âge
Au XIIIe siècle, Costard faisait couramment l’objet d’une culture commerciale. Une facture de fruitier de 1292 mentionne cette pomme parmi les fournitures destinées à Édouard Ier. Un accord donnait aux moines de l’abbaye de Reading le droit de recevoir chaque année une pomme Costard. Costard aurait déjà perdu depuis longtemps la faveur du public au XXe siècle.
Plusieurs formes décrites dans les textes
Au XVIIe siècle, le botaniste John Parkinson distinguait deux formes de Costard, appelées « gray » et « greene ». Parkinson attribuait à la forme « gray » une couleur blanchâtre. Selon Parkinson, la forme « greene » ressemblait à la « gray », hormis la couleur de sa peau. Dans son ouvrage de 1670, Leonard Meager distinguait trois types de Costard : blanc, gris et rouge. Samuel Johnson supposait que cette pomme était grosse et ronde, au point d’évoquer une tête.
Un grand pommier dans les conseils anciens
Dans un texte de 1597, William Lawson décrivait le pommier Costard comme un arbre de grande taille. Pour favoriser les rendements sans ombrager les autres arbres, Lawson recommandait de placer Costard au nord du verger.
Un nom dont l’origine reste discutée
Le nom pourrait venir du latin « costatus », qui signifie « côtelé », en référence aux reliefs saillants de cette pomme. Dans son dictionnaire de 1755, Samuel Johnson rattachait plutôt ce nom à l’emploi du mot « costard » pour désigner la tête. Le pépiniériste et pomologue George Lindley assimilait Costard à Catshead, une identification qui a été contestée. Costard a donné son nom au terme anglais « costermonger », issu de « costard monger », qui désignait à l’origine un vendeur de ces pommes.